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Gráfico del tipo de cambio del Dólar Americano al Euro - Desde dic 1, 2008 a dic 31, 2008

Evolucion del dolar contra el euro

US Dollar to Euro Exchange Rate Graph - Jan 7, 2004 to Jan 5, 2009

V. SECCION: M. PRIMAS

1. SECCION:materias primas en linea:precios


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19 oct 2009

papiers keynesiens, jean paul simonnet, contrainte de financement

La contrainte de financement

Créé le : samedi 1er novembre 2008 - Dernière mise à jour : dimanche 2 novembre 2008 par Simonnet Jean-Paul
Vouloir investir pour répondre à la demande ou pour mettre en place une innovation ne suffit pas, il faut pour que la décision soit appliquée que l’entreprise dispose des ressources financières indispensables et que le profit attendu soit suffisant.
Le financement peut être interne ou externe.
- l’entreprise utilise ses ressources (son épargne brute qui est équivalente à son revenu disponible brut) pour la FBCF.
- elle cherche un financement extérieur, des apports de capital :
- financement intermédié lorsqu’elle s’adresse à une banque
- financement de marché en émettant des titres financiers (actions ou obligations).

 Le financement interne

Le problème du financement ne se réduit pas à l’achat de capital fixe (FBCF) : l’entreprise doit financer l’ensemble de son activité. Si les recettes des ventes ne suffisent pas, elle sera aussi obligée d’emprunter.

La capacité d’autofinancement ou marge brute d’autofinancement mesure l’aptitude de l’entreprise à financer son développement. Une capacité d’autofinancement élevée ne garantit pas que l’investissement sera élevé. La capacité d’autofinancement peut par exemple être utilisée pour faire des placements spéculatifs. Il ne faut pas confondre la capacité d’autofinancement et l’autofinancement.

Le taux de marge et le taux d’épargne (en % de la VAB)
source : Rapport économique, social et financier Tome I - Perspectives économiques 2007-2008 et évolution des finances publiques

Source : INSEE Comptes de la Nation pour 2006 (juin 2007)
Le taux d’épargne et le taux de marge ont des évolutions comparables, le taux de marge conditionne le taux d’épargne...
Le taux de marge et le taux d’investissement (en % de la VAB)

Source : INSEE Comptes de la Nation pour 2006 (juin 2007)
Le taux d’investissement devrait suivre l’évolution du taux de marge (ou du taux d’épargne) or on constate qu’entre 1982 et 1984 d’une part et entre 1990 et 1997 ce n’est pas le cas : le taux d’investissement diminue alors que le taux de marge augmente ou est stable, cela veut dire que disposer d’un financement ne suffit pas pour investir. Mais cela peut aussi traduire une modification dans le comportement des entreprises : les entreprises consacrent une part croissante de la valeur ajoutée aux investissements immatériels (recherche-développement, formation en particulier) et elles utilisent leur épargne pour financer des investissements directs à l’étranger. De ce fait le taux d’investissement sous-estime très fortement l’effort d’investissement.
Taux d’autofinancement (EB / FBCF en %) et taux d’investissement en % de la VAB

Source : INSEE Comptes de la Nation pour 2006 (juin 2007)
source : Rapport économique, social et financier Tome I - Perspectives économiques 2007-2008 et évolution des finances publiques
Le taux d’autofinancement est le rapport de l’épargne brute à la FBCF. [1]

 Le financement externe

Les entreprises qui n’ont pas assez d’épargne pour financer leurs investissements (c’est la situation normale, on l’a vu) ont un besoin de financement.
Elles s’adressent alors aux banques et aux autres institutions financières.
Les grandes entreprises ayant accès au marché financier, peuvent émettre des titres pour trouver du financement (des actions et des obligations).
- Dans le cas du crédit bancaire et des emprunts obligataires, il faudra rembourser le capital emprunté et payer des intérêts, le taux d’intérêt représente alors le coût du financement..
- Dans le cas d’une augmentation de capital par émission d’actions, il n’y a pas de capital à rembourser, donc pas d’intérêt à servir, il faudra cependant éventuellement payer des dividendes (le dividende est la part du bénéfice qui est attachée à chaque action, il est versé sous deux conditions : le bénéfice existe, et il est distribué). Il faut aussi tenir compte du risque de perte de contrôle puisque le capital est moins contrôlé après l’émission qu’avant.
- On peut donc considérer que l’émission d’action joue le même rôle que l’autofinancement à partir des profits.
Le financement externe des sociétés non financières de 2005 à 2007

Source bulletin mensuel Banque de France, février 2008.

Source : Bulletin mensuel Banque de France (mai 2007)
Les transformations du système de financement et des comportements de financement observés en France depuis le milieu des années 1980 peuvent être interprétées comme le passage d’une économie d’endettement à une économie de marchés financiers [2].
[*La contrainte de financement dépend du coût du capital.*]
- Le coût d’usage du capital est fonction du prix du bien d’équipement et des dépenses qu’il faudra engager pour l’utiliser (amortissement, bien entendu, mais aussi dépenses liées).
- Le coût d’accès au capital dépend du financement envisagé (autofinancement, obligations ou emprunts, actions) et le taux d’intérêt réel (taux nominal diminué du taux d’inflation) des obligations est un assez bon indicateur du coût d’accès au capital.
[*La contrainte de financement dépend du niveau d’endettement et de la structure financière de la firme.*]
Le ratio d’endettement est le rapport de l’endettement obligataire et bancaire aux fonds propres, EN / FP.
- Une entreprise très endettée adopte un comportement d’investissement différent d’une entreprise peu endettée. Le coût de l’endettement est proportionnel à ce taux d’endettement, mais il dépend aussi des conditions des emprunts.
- On calcule le taux d’intérêt réel apparent en faisant le rapport des frais financiers payés actuellement à l’endettement actuel, FF / EN et en éliminant l’inflation.
- Une forte inflation allège les charges financières, la désinflation pénalise au contraire les entreprises endettées. En situation de faible inflation et de stock d’endettement important pour des taux nominaux d’intérêt élevés, les entreprises doivent d’abord améliorer leur structure financière avant de former du capital fixe. Elles doivent se désendetter.
source : Rapport économique, social et financier Tome I - Perspectives économiques 2007-2008 et évolution des finances publiques
L’économiste américain James Tobin (1918 - 2002) propose de prendre en compte la « valeur » de l’entreprise comme critère de décision : si la valeur boursière de l’entreprise est supérieure au coût du remplacement des actifs (capitaux installés) alors il faut investir et inversement.
Coefficient Q de Tobin = Valeur boursière de l’entreprise / valeur de remplacement du capital installé.
[1] Lorsqu’il est supérieur à 100 % cela veut dire que les entreprises disposent d’une capacité de financement après avoir réalisé leurs investissements. Cette situation est anormale et elle traduit en fait une crise de l’investissement.
[2] Distinction introduite par l’économiste anglais John Richard Hicks (1904 - 1989). Elle oppose deux modes de financement : un financement par l’endettement auprès des banques et un financement sur ressources propres (autofinancement et augmentation du capital par émission d’actions).

papiers keynesiens, jean paul simonnet,accelerateur

Mécanisme de l’accélérateur

Créé le : samedi 1er novembre 2008 - Dernière mise à jour : samedi 21 mars 2009 par Simonnet Jean-Paul
Dans un article publié en 1909, puis dans "Les crises périodiques de production" (1913), Albert Aftalion (1874-1956) montre que l’investissement réagit fortement aux variations de la demande et cela d’autant plus que "le détour de production" est plus long.
Le cycle (enchaînement expansion-récession) est le résultat d’un décalage entre les décisions d’investissement qui produisent leurs effets durablement (le capital installé est productif pour longtemps) et les décisions des consommateurs qui sont indépendantes. Les périodes de sur-accumulation succèdent ainsi à des périodes de sous-accumulation.
John-Maurice Clark (1883-1963) publie en 1917 un article exposant le principe de l’accélérateur.
Ce principe repose sur l’existence d’une liaison technique entre quantité de capital nécessaire pour produire et demande de produits à satisfaire. Il considère que cette liaison est stable à court terme ce qui veut dire que le coefficient de capital (rapport capital / Production) est constant.
Par ailleurs il prend en compte le fait qu’une partie de l’investissement est destinée à remplacer les équipements usés. L’investissement de remplacement dépend du taux de déclassement (taux d’amortissement) et du volume de capital.
Ainsi le flux d’investissement à chaque période est constitué de deux composantes : l’investissement net destiné à répondre aux variations de la demande et l’investissement de remplacement.
Le coefficient moyen de capital est le rapport du stock de capital utilisé pour produire (la valeur totale des équipements) à la valeur produite, il est généralement noté v donc v = K / VA. Un coefficient moyen de capital valant 3 cela signifie qu’il faut 3 euros de capital fixe pour produire 1 euro.
Le coefficient marginal de capital est le rapport de l’augmentation du stock de capital nécessaire pour obtenir un supplément donné de valeur produite, il s’écrit donc dK / dV si "d" indique qu’il s’agit d’une variation. Un coefficient marginal de capital valant 3 cela signifie qu’il faut acheter 3 euros de capital fixe en plus pour produire 1 euro de plus.
Si on suppose que ce coefficient moyen de capital est constant égal à "v" alors le coefficient marginal de capital dK / dV est lui aussi constant et égal à v.
K / VA = v et dK = v.dVA
La formation brute de capital fixe pour une période donnée comporte deux parties :
  • la formation nette (l’augmentation du stock de capital fixe), cette variation du stock de capital c’est dK
  • la consommation de capital fixe (il faut remplacer les équipements usés pour maintenir le stock de capital fixe à son niveau initial, et cette consommation de capital fixe est notée a.K expression dans laquelle "a" est le taux d’amortissement (si le stock de capital vaut 100.000 euros et si le taux d’amortissement est égal à 10 % alors il faut remplacer à chaque période une valeur de 10.000 euros de capital (100.000 x 10 %).
Donc FBCF = dK + a.K
En utilisant les notations précédentes, on a
FBCF = dK + a.K = v. dVA + a.K
ce qui peut aussi s’écrire
FBCF / VA
=
v (dVA / VA)
/
a . (K / VA)





Taux d’investissement

Coefficient de capital x Taux de croissance de la production

Taux d’amortissement x Coefficient de capital





I /VA
=
v . g
/
a . v
Le taux d’investissement (effort d’investissement relativement à la production) contient une partie variable en fonction du taux de croissance de la production et une partie constante (le second terme dépendant du taux d’amortissement et du coefficient de capital).
Comme le coefficient de capital est généralement supérieur à 1 on voit que cette partie variable amplifie la croissance de la production. Le taux d’investissement sur-réagit à la croissance de la production.
On constate aussi que ce n’est pas le niveau de la production qui est importante dans ce mécanisme, c’est la croissance et c’est pour cela qu’on parle d’accélérateur (la croissance de la production est amplifiée pour ses effets sur l’investissement, elle est accélérée).
Les hypothèses nécessaires pour que ce mécanisme soit vérifié sont les suivantes :
  • les producteurs ajustent instantanément leur capacité de production aux variations de la demande
    • ils n’ont pas de stocks permettant de répondre au supplémént de demande et ils ne font pas de stocks quand la demande augmente moins vite
    • ils considèrent que la variaition de la demande sera durable
    • les équipements sont pleinement utilisés, le taux d’utilisation du capital est égal à 100%
    • les biens d’équipement sont produits sans délais
    • ils ne répondent pas à la variation de la demande par une variation des prix, l’ajustement se fait par les quantités ce qui correspond à l’hypothèse des marchés concurrentiels
  • la décision d’investissement n’est soumise à aucune autre contrainte que celle des débouchés
    • pas de problème de financement
    • rentabilité assurée.
On comprend que ces hypothèses sont fortes, cependant elles correspondent assez bien à une situation de croissance économique régulière et soutenue. Le mécanisme fonctionnera logiquement beaucoup mieux en période d’expansion qu’en période de ralentissement particulièrement si ce dernier est assez durable pour fragiliser financièrement les entreprises.

Pour aller plus loin

Les enrichissements du mécanisme consistent à introduire des réserves sur ces hypothèses. Par exemple il est possible que les producteurs n’ajustent pas complètement leur capacité de production à l’évolution de la demande soit parce qu’ils ne sont pas convaincus de son caractère durable, soit parce qu’il faut du temps pour réaliser les changements désirés.
L’ajustement entre la capacité de production installée et celle qui est désirée sera alors partiel.

Si le capital désiré à la date (t) est noté K*(t) on a toujours une relation technique entre ce capital désiré et la demande de produits
K*
(t) = v . VA(t)
le caractère partiel de l’ajustement est représenté par le coefficient "m" avec 0 < m < 1
I
(t) = K(t) - K(t-1) = m [K*(t) - K(t-1)] + a . K(t-1)

I(t) = K(t) - K(t-1) = m [v . VA(t) - K(t-1)] + a . K(t-1) = [m . v . VA(t)] + [(a - m) . K(t-1)]
I(t) = [m . v . VA(t)] + [(a - m) . K(t-1)]
L’investissement dépend positivement
  • de la vitesse d’ajustement (m),
  • du niveau de la demande (et non plus de la variation de la demande)
  • du taux d’amortissement
Il dépend négativement du stock de capital déjà installé.
Il y a toujours un mécanisme accélérateur mais il est amorti, c’est pourquoi les économistes parlent d’accélérateur flexible par opposition à l’accélérateur simple.
L’amortissement provient des délais d’ajustement qui se répercutent de période en période.
On montre facilement que
I(t) = m . v. [VA(t) - VA(t-1)] + (1 + a - m) . I(t-1)

papiers keynesiens, jean paul simonnet, role demande

Le rôle de la demande dans la décision d’investissement

Créé le : samedi 1er novembre 2008 - Dernière mise à jour : dimanche 2 novembre 2008 par Simonnet Jean-Paul
Si l’entreprise dispose d’une capacité de production permettant de répondre à la demande des clients, elle peut retarder ses achats d’équipements, mais même dans ce cas elle devra tôt ou tard investir pour bénéficier des progrès technologiques affectant son matériel.
Si l’entreprise n’utilise pas pleinement ses installations, ses équipements, elle peut accroître sa production sans investir.
- La FBCF intervient quand le taux d’utilisation des équipements est proche de son niveau maximum, en revanche s’il existe des capacités de production inemployées, il n’est pas utile d’investir.
- Comme la capacité de production ne peut pas s’adapter rapidement (rigidité) du fait des délais qui accompagnent la mise en place des équipements nouveaux, les entreprises installent en général une capacité permettant de répondre aux variations de la demande.
- Elles sont donc "naturellement" très souvent en situation de sous utilisation des capacités de production. Le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dépasse rarement 90 %.
Le taux d’utilisation des capacités de production est lié aux variations anticipées de la demande de produits.

Source : Ecoflash, BNP-Paribas, juillet 2003
Taux d’investissement (échelle de droite) et taux d’utilisation des capacités de production (échelle de gauche) en % [1]
Source : INSEE, Comptes nationaux, 2008
Champ : industrie hors énergie et industrie agroalimentaire Le taux de variation de l’investissement répond aux variations des niveaux de ces deux déterminants : la demande et l’utilisation des capacités de production installées.
Le rôle de la demande
La formation de capital fixe doit répondre à un besoin pour l’entreprise. La FBCF doit permettre de satisfaire un supplément de demande des produits de l’entreprise.
- Albert Aftalion (1874 - 1956) a montré en 1909 que dans l’hypothèse où la technique de production est fixe (pour produire deux fois plus, il faut deux fois plus d’équipements), toute variation de la demande entraîne mécaniquement une variation de la FBCF.
- On parle du principe de l’accélérateur, parce que les variations induites de la FBCF sont plus fortes que les variations initiales de la demande de produits. Les résultats de ce mécanisme sont cependant très dépendants de la situation de départ, en particulier de l’existence possible d’une capacité de production inemployée et de la pratique de l’amortissement.
Pour en savoir plus voir l’article "Le principe de l’accélérateur"
Exemple
- Le coefficient de capital "v" est égal à 3 ce qui veut dire que lorsque la production vaut 100 le capital vaut 300.
- L’amortissement se fait au taux "d" = 10%

L’investissement réagit très fortement aux variations de la demande de produits. Les achats d’équipements sont "accélérés" par les variations de la demande de produits.

Vérification empirique pour la France : taux de variation de la valeur ajoutée et de la FBCF des entreprises non financières.

Source : INSEE, comptes de la Nation, juin 2008
[1] Taux d’investissement = FBCF/VA, Taux d’utilisation des capacités de production = production effective rapportée à la production maximale pouvant être obtenue à partir du capital installé

papiers keynesiens, jean paul simonnet

Déterminants de l’investissement selon Keynes

Créé le : dimanche 2 novembre 2008 - Dernière mise à jour : lundi 3 novembre 2008 par Simonnet Jean-Paul
Selon Keynes, s’il est évident que toute la production vendue se transforme en revenu distribué, il n’en découle pas que la totalité du revenu se transformera en dépense adressée aux entreprises. Keynes refuse la "loi des débouchés" énoncée par Jean-Baptiste Say au début du XIXeme siècle. La partie du revenu consacrée à la consommation n’est qu’une partie de la dépense (demande) totale dans l’économie. L’autre partie est constituée par l’investissement (dépense d’équipement) et cette dernière dépend de nombreuse variables qui la rendent difficilement prévisible. Pour Keynes, il faut raisonner dans le cadre d’une "économie monétaire" c’est à dire «  une économie où la variation des vues sur l’avenir peut influer sur le volume actuel de l’emploi ». Il n’y a en fait aucune raison pour que les décisisons d’embauche des entrepreneurs, fondées sur les anticipations de demande de produits correspondent à l’offre de travail.
L’incertitude conduit les agents décideurs à adopter des comportements spécifiques. Pour Keynes, ils se plient à des conventions et se soumettent au mimétisme : chacun fait se qu’il croît que les autres vont faire... Keynes attribue au chef d’entreprise un rôle essentiel : c’est lui qui décide de la production (donc de l’emploi) qui sera effectivement mise en œuvre. Cette décision est prise en comparant les recettes attendues pour chaque niveau de production et les coûts entraînés par cette production. Ce raisonnement se situe dans la courte période, c’est à dire à équipements constants (l’entrepreneur peut faire varier le temps de travail utilisé, pas le stock de capital technique dont il dispose). L’essentiel de sa décision repose donc sur les anticipations de recettes (les coûts sont bien connus, ils sont facilement prévisisbles). Cette anticipation est fonction du tempérament du chef d’entreprise et de l’état général de l’opinion (climat plus ou moins optimiste).
La production décidée ne trouvera en face d’elle une demande suffisante que dans la mesure où les prévisions seront vérifiées. C’est peu probable parce que la vie économique est caractérisée par des aléas nombreux. Les variables qui commandent les décisions des consommateurs sont relativement faciles à prendre en compte (la propension à consommer varie peu à court terme).
La consommation est une fonction croissante du revenu.
C’est la "loi psychologique fondamentale de consommation" qui indique que la propension marginale à consommer est positive, comprise entre 0 et 1 et décroissante avec le revenu.
Quand la quantité d’emplois augmente, le revenu global augmente. On peut alors tracer la demande de consommation anticipée comme une fonction de la demande de travail.
La demande totale anticipée de produits ( C + I ) constitue la recette totale anticipée. Celle-ci doit être comparée aux coûts de production anticipés. Ils augmentent avec la quantité de travail employée.
Lorsque la recette totale anticipée est égale au coût total anticipé, le niveau d’emploi correspond à la production optimale à partir de laquelle on ne peut plus augmenter le profit.
C’est le "principe de la demande effective".
Le principe de la demande effective 1

Le principe de la demande effective 2

La dépense d’investissement obéit à deux déterminants :
  • le taux d’intérêt d’une part, qui dépend de [*l’offre de monnaie de la banque centrale*] et du taux de la [*préférence pour la liquidité*] - cette notion de préférence pour la liquidité est une innovation keynésienne, elle est présentée en bas de cet article.
  • le profit escompté d’autre part.
Les entrepreneurs prennent leurs décisions d’investissement en comparant le profit escompté à la suite de cette décisison, et le coût du financement de cet investissement, c’est à dire le taux d’intérêt.
Le profit escompté c’est pour Keynes, [*l’efficacité marginale du capital*], nouvelle notion introduite par Keynes et expliquer en bas de cet article.
Celle-ci est fonction des investissements déjà réalisés. Les investissements sont engagés par ordre d’efficacité décroissante. Les plus rentables sont réalisés en premier. Ainsi l’efficacité marginale du capital décroit quand la quantité d’investissement augmente. Pour un taux d’intérêt donné, tous les projets dont l’efficacité est supérieure à ce taux seront réalisés. Le taux d’intérêt est obtenu sur le marché de la monnaie. Le revenu est d’abord dépensé en consommation et ce qui reste, c’est à dire l’épargne, fait l’objet d’un arbitrage entre placements et monnaie liquide (non placée, ce sont les billets et la monnaie détenue sur le compte courant). Le taux d’intérêt est le prix qu’il faut payer pour que les agents renoncent à détenir de la liquidité. Pour Keynes il y a en effet une préférence pour la liquidité. L’offre de monnaie est décidée par la banque centrale : c’est une donnée exogène. La demande de monnaie augmente quand le taux d’intérêt diminue, ce qui revient à dire que la demande de placements augmente quand le taux d’intérêt augmente.
La détermination de l’investissement :
préférence pour la liquidité et efficacité marginale du capital

Synthèse : la macroéconomie keynésienne résumée en graphiques


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[( Efficacité marginale du capital
La définition donnée par Keynes n’est pas évidente :
e = « le taux d’escompte qui, appliqué à la série d’annuités (Ri) constituée par les rendements escomptés de ce capital pendant son existence entière, rend la valeur actuelle des annuités égale au prix d’offre de ce capital (B) ». (Théorie générale de l’emploi de l’intérêt et de la monnaie, Ch apitre 11).
e est donc le TRI (taux de rendement interne) ou selon Irving Fisher (1930), le taux de rendement par rapport au coût.
e est tel que :
B = R1/(1+e) + R2/(1+e)2 + ....+ Rn/(1+e)n
exemple : si B = 100 et R1 = 110 alors e = 10 %
Prise en compte des anticipations à deux niveaux
  • l’idée que l’entrepreneur se fait de l’évolution des taux d’intérêt
  • l’idée qu’il se fait du rendement e lui-même (prévision sur la durée d’utilisation du capital, sur les résultats à attendre de l’exploitation ce qui suppose d’apprécier la conjoncture générale, les phénomènes de mode, l’évolution du coût des approvisionnements, l’évolution de la concurrence).
Comparaison entre e et le taux d’intérêt de marché
Quelle que soit la situation financière de l’entreprise, l’investissement est réalisé si e > i. Ce qui vrai au niveau micro est extrapolable au niveau macro. Il existe donc une courbe d’efficacité marginale du capital et une fonction d’investissement
Pour i1 et e1 donnés, avec i1 < e1, on peut réaliser un montant I1 d’investissements. L’amélioration des anticipations des entrepreneurs fait que plus de projets d’investissements satisfont e1 donc pour un taux d’intérêt inchangé, on passe de I1 à I2 relativement aux déplacements des courbes d’efficacité marginale du capital et d’investissement..
Remarques :
- la forme de la courbe d’investissement découle de la relation entre l’investissement et le taux d’intérêt de marché. Par soucis de simplification, elles sont linéaires alors qu’elles sont concaves dans le cas général relativement aux rendements décroissants.
- la place de courbe d’investissement découle des anticipations des entrepreneurs et de la politique budgétaire. La politique monétaire en revanche a un effet sur le niveau du taux d’intérêt. Elle entraîne son augmentation ou sa diminution ce qui modifie la décision d’investissement : une politique monétaire “accomodante” stimule l’investissement et inversement pour une politique monéraire de réduction du crédit. L’effet final dépend donc de la forme de la fonction de préférence pour la liquidité.)]

[( Préférence pour la liquidité
La fonction de demande de monnaie keynésienne a deux composantes :
  • une demande de monnaie pour les transactions et de précaution) désignée par Md1
  • une demande de monnaie dite de spéculation désignée par Md2
Md1 intègre la demande de monnaie pour des motifs de transaction et de précaution. Tous les deux sont en relation croissante avec le revenu.
  • Le motif de transaction se justifie par le fait que les dépenses sont échelonnées contrairement à la perception du revenu.
  • Le motif de précaution renvoie à la volonté d’opérer des achats avantageux, d’être en mesure de faire face à des dépenses inopinées.
Md2 est en relation avec le taux d’intérêt proposé sur le marché obligataire. (Keynes dans un soucis de simplification, envisage comme seul objet de la spéculation, les obligations à revenus fixes et à rente perpétuelle). La demande d’encaisse de spéculation est une fonction décroissante et continue (les représentations de chaque agent sur le marché financiers sont différentes) du taux d’intérêt.
La baisse du taux d’intérêt génère un accroissement de l’encaisse de spéculation. La raison tient à la relation entre le taux d’intérêt (i) du marché et le prix de marché du titre (V) qui produit un revenu fixe (R).
V = R / (1+i) + R / (1+i)2+ R / (1+i)3+ ....+ R / (1+i)n
V / (1+i) = R / (1+i)2+ R / (1+i)3+ ....+ R / (1+i)n+1
V - V/(1+i) = R / (1+i) - R / (1+i)n+1
par approximation = R / (1+i) donc V = R / i
Le prix de marché d’un titre varie inversement au taux d’intérêt proposé sur le marché. Ex : si la valeur faciale d’un titre est 100 et son taux d’intérêt facial de 10%. Si le taux d’intérêt de marché est 12% , le prix de marché du titre est 10/0,12 = 83,13
Par contre, si le taux d’intérêt de marché est 8%, V = 10/ 0,08 = 125
On a donc une demande totale de monnaie Md valant :
Md = Md1(y) + Md2(i)
Pour i1, Md2 est peu importante. De nombreux spéculateurs pensent que les taux d’intérêt vont baisser donc que les prix des titres monteront. Il est préférable dans ce cas de détenir des titres plutôt que de la monnaie (des encaisses spéculatives). Pour i2, la majorité des spéculateurs considèrent que les taux d’intérêt sont faibles, il est probable qu’ils augmenteront donc les risques de moins value en capital (et de rendements négatifs) sont très importants. Il y a une forte préférence pour la liquidité : une forte demande d’encaisses spéculatives.
On remarque qu’un accroissement de l’offre de monnaie, tout en satisfaisant Md2, permet une baisse de i jusqu’à un niveau minimum où l’on tombe dans la trappe à liquidité.
Exemple : achat de titres publics (passage de Mo1 à Mo2) par la banque centrale satisfait Md2 de certains tandis que d’autres achètent des titres privés après avoir vendu leurs titres publics Ë baisse de i.
[*La trappe à liquidité*]
Pour i = im , Md2 est infiniment élastique de i. Tous les agents pensent que i va croître donc il vaut mieux constituer les encaisses spéculatives et l’achat par les autorités monétaires de titres publics satisfait complètement cet objectif.
  • l’innovation de Keynes quant à la demande de monnaie concerne les motifs de précaution et surtout de spéculation.
  • i est le prix du renoncement à la liquidité, le taux d’intérêt définit la forme que prend l’épargne mais pas son niveau (en relation indirecte avec le revenu selon les keynésiens).
  • la prise en compte de la préférence pour la liquidité est un fondement de la remise en cause de la loi de Say
  • une situation de trappe à liquidité est caractéristique d’une période de crise économique selon Keynes (ce qui n’est pas le cas pour les années 1990 ni pour le début des années 1930). Une politique monétaire est alors inefficace (i ne peut plus baisser) et la politique budgétaire ne peut pas être financée sur le marché financier (préférence pour la liquidité infinie). Il faut donc un financement monétaire de la politique budgétaire.
  • le profit escompté des investissements qui dépend des anticipations et du niveau d’investissement déjà réalisé.)]

PERU: BCR mantendría su tasa de interés varios meses

09:39La falta de señales de inflación en el país influiría positivamente en el índice, proyectó el presidente del Banco Central, Julio Velarde.
El Banco Central de Reserva (BCR) de Perú mantendría la tasa de interés de referencia en un 1.25% durante varios meses, ante la ausencia de presiones inflacionarias, dijo el gobernador de la entidad.
De acuerdo con el jefe del BCR, Julio Velarde, la inflación acumulada en su país en los últimos nueves meses fue del cero por ciento.
“No creo que bajemos (la tasa). Como no vislumbramos señales de inflación (esperamos que) esa tasa se mantenga varios meses”, dijo Velarde a periodistas durante una conferencia en la capital mexicana organizada por el Banco de México.
Velarde dijo además que esperaba que la economía de Perú crezca cerca de un 5% el próximo año, según reporta la agencia Reuters.
“Es un pronóstico que puede ser realista (...) las señales de recuperación son muy claras”, sostuvo.
La economía de Perú, que en el 2008 creció un 9.8% -una de las tasas más altas del mundo-, se desacelerará este año para expandirse solo un 1.8%, según la última proyección del Banco Central de Reserva.
El Gobierno del presidente Alan García, bajo presión para un cambio en su política económica, puso en marcha a inicios del año un plan de estímulo de más de 3,200 millones de dólares, principalmente para proyectos de infraestructura.
Sin embargo, la implementación del paquete ha sido lenta

GAS: IRAN, SHELL, PLUSPETROL

Irán anuncia un acuerdo con Repsol y Shell para invertir en gas

El compromiso está relacionado con el desarrollo de la fase trece del yacimiento de South Pars, considerado uno de los más ricos del mundo
17/10/2009 | Actualizada a las 16:20h | Economía
Teherán. (EFE).- Irán y las petroleras Shell y Repsol han llegado a un nuevo acuerdo para desarrollar proyectos gasísticos en el sur del país, afirmó el asesor de inversiones de la Compañía Nacional de Petróleo de Irán, Hoyat Ghanimifard
En declaraciones divulgadas este sábado por el diario conservador Kayhan, el responsable iraní detalló que el compromiso está relacionado con el desarrollo de la fase trece del yacimiento de "South Pars", considerado uno de los más ricos del mundo. "Tras negociar con estas empresas extranjeras durante los pasados meses, se ha presentado recientemente una nueva fórmula para el desarrollo inicial de la fase 13 que ha sido ratificado por Repsol y Shell", afirmó.

Ghanimifard precisó, no obstante, que "todavía faltan varios meses para la finalización del acuerdo firmado con estas dos empresas europeas". Repsol, no obstante, había anunciado meses atrás que se retiraba del citado proyecto, ya que prefería desviar la inversión a otros territorios.

Según los expertos, Irán alberga bajo su subsuelo las terceras mayores riquezas probadas de petróleo y gas del planeta. Sólo en el yacimiento de "South Pars", que el régimen iraní comparte con Qatar a través del lecho marino del golfo Pérsico, se calcula que está el ocho por ciento de las reservas de gas que han sido descubiertas en el mundo.

USA: DEFICIT FISCAL -10% BERNANKE

Washington. (EFE).- El déficit federal de Estados Unidos alcanzó un máximo histórico de 1,42 billones de dólares durante el año fiscal que finalizó el 30 de septiembre debido a una caída de los ingresos públicos y a un masivo incremento del gasto.
El dato dado a conocer por el Gobierno estadounidense triplica la también cifra récord alcanzada el año pasado. El monto representa un 10 por ciento del Producto Interior Bruto (PIB), el nivel más elevado desde la II Guerra Mundial.

El presidente de EE.UU., Barack Obama, se ha comprometido a reducir el déficit una vez que acabe la recesión y la tasa de desempleo comience a disminuir. Reducir los números rojos implicará la adopción de medidas impopulares como el incremento de los impuestos, lo que lleva a los analistas a cuestionar si Obama estará dispuesto a avanzar en esa dirección.

Las estadísticas dadas a conocer hoy muestran que los ingresos del Gobierno cayeron un 16,6 por ciento, hasta los 2,10 billones de dólares. La contracción refleja una menor recaudación de impuestos debido a que muchos estadounidenses perdieron sus puestos de trabajo o sufrieron un recorte en sus salarios. La recaudación fiscal entre las empresas también se redujo, ya que la recesión estrechó los márgenes de ganancias empresariales.

Además, el gasto público aumentó un 18,2 por ciento, hasta los 3,52 billones de dólares. La Casa Blanca defendió las partidas de gasto extraordinarias, que incluyen el plan de estímulo fiscal por valor de 787.000 millones de dólares aprobado en febrero, y se comprometió a reducir el déficit en el futuro.

"Resultaba crítico actuar" para ayudar a la economía a salir de la crisis, afirmó el director presupuestario de la Casa Blanca, Peter Orszag, en un comunicado. "El presidente reconoce que necesitamos volver a colocar al país en una senda fiscal sostenible", añadió Orszag.

inde: bourse 75% depuis mars

Au total, depuis le début de l'année, la bourse indienne a gagné plus de 75 %.

En Inde, viennent de commencer les fêtes de Diwali, qui célèbrent le festival des lumières et sont l'occasion pour les Indiens de s'échanger des cadeaux. Mais elles marquent également le début du nouvel exercice financier pour de nombreuses entreprises indiennes. « Un dicton veut que le dernier jour de Bourse avant Diwali donne la tendance boursière des mois suivants », explique Éric Mookherjee, président de Shânti Asset Management, une société de gestion spécialisée sur ce pays.
La dernière séance s'étant terminée par une modeste hausse de 0,8 %, les investisseurs superstitieux pourraient être déçus. Mais les gestionnaires, eux, restent optimistes. « Au cours de la dernière décennie, neuf années sur dix, l'indice du marché indien affichait de bien meilleures performances 30 jours après ces fêtes qu'avant », note Fidelity. Cette année, la Bourse indienne vient déjà d'accomplir un très beau parcours. Depuis le rebond entamé en mars dernier, elle s'est envolée de 100 % en euros (108 % en roupies). Au total, depuis le début de l'année, elle a gagné plus de 75 %. Elle a profité du même mouvement de hausse que les autres pays émergents, qui ont payé un lourd tribut à la crise en 2008. La Bourse indienne avait alors perdu 60 % en euros (50 % en roupies).
« La croissance économique est forte, les banques sont en bonne santé, le pays est peu endetté, la politique monétaire est conservatrice, et les profits des entreprises résistent bien à la crise : en 2009, ils seront stables ou en légère hausse, contrairement aux entreprises des pays développés », ajoute Eric Mookherjee. Un cocktail qui, selon ce gérant, devrait soutenir la Bourse.

USA: BOA perte nette de 1 milliard dollars 3 trim



  • BoA a perdu 1 milliard au troisième trimestre

    D. P. le Figaro.fr avec AFP
    16/10/2009 | Mise à jour : 14:58
    |

    Bank of America, le premier groupe bancaire aux Etats-Unis, a été pénalisé par d'importantes dépréciations d'actif.

    Deuxième perte trimestrielle pour Bank of America en moins d'un an. Dans un communiqué, la banque américaine Bank of America a annoncé vendredi une perte nette de 1 milliard de dollars au troisième trimestre, en raison notamment de dépréciations d'actifs s'élevant à 2,6 milliards de dollars et de la dégradation des activités de crédit... lire la suite en clickant sur le titre

17 oct 2009

POBREZA: FARID MATUK

Descifrando cifras

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Farid Matuk
Economista 
En la carta enviada por el Presidente Alan García al diario El Comercio, publicado el pasado 31 de Julio, se acuña el término “pobreza alimentaria” para diferenciarla de la “pobreza monetaria”. El término pobreza alimentaria es un concepto más intuitivo a la definición del Indicador 1.9 “Porcentaje de la población por debajo del nivel mínimo de consumo de energía alimentaria”, mientras que la pobreza monetaria es un concepto más abstracto porque implica transformar a un valor monetario el umbral de pobreza.
 
La pobreza alimentaria se define como la proporción de hogares que no consume los alimentos necesarios para subsistir de acuerdo a un criterio biológico de una cantidad mínima de calorías. Nuestro país se encuentra en la vanguardia mundial en esta materia porque el Indicador 1.9 se publica trimestralmente, mientras que la pobreza monetaria se publica anualmente. Por ello, este indicador nos da una idea clara del desempeño de las políticas públicas en el bienestar de los hogares.
 
Historia
 
En los gráficos que se acompañan, se puede ver la relación entre pobreza e inflación, y de pobreza y crecimiento. Y en ambos casos el concepto intuitivo de menor pobreza con menor inflación, y de menor pobreza con mayor crecimiento se confirman. Para estos gráficos se han tomados datos oficiales del INEI para pobreza, y del BCR para inflación y crecimiento. En particular, la inflación graficada corresponde a la del consumo de los hogares trimestralmente, y el crecimiento graficado corresponde al del Producto Bruto Interno, ambos del sistema de cuentas nacionales. En todos los casos, se presentan los promedios anuales a fin de acentuar las tendencias de largo plazo.
 
Cabe recordar que la pobreza alimentaria bajó 4 puntos durante la gestión Toledo entre el 2001 y el 2006. Por ello, que la reducción observada en los cinco primeros trimestres de la gestión García dé también 4 puntos es meritoria, pero es necesario identificar en qué contexto se produjo esta reducción de la pobreza, además de entender cómo en los siete trimestres posteriores todo lo ganado en reducción de la pobreza se pierde, y a tres años de gestión seguimos con 32% de pobreza alimentaria. En otras palabras, 1 de cada 3 peruanos no come lo suficiente para vivir.
 
Durante los cinco primeros trimestres, cuando la pobreza bajo cuatro puntos, se tenía que la inflación estaba entre 1% y 2% anual con un crecimiento entre 7% y 9%. El problema práctico es identificar qué variable es la mas importante en la reducción de la pobreza: si una inflación baja o un crecimiento alto. Y la respuesta la tenemos en los cinco trimestres posteriores, en donde la inflación se incrementaba un punto por trimestre hasta alcanzar el 6%, pero en esos mismos cinco trimestres el crecimiento económico se continuaba elevando, llegando a un record histórico de 11% sólo superado en los años 1986 y 1994.
 
Durante los dos últimos trimestres tenemos que la tasa de crecimiento económico se derrumba a la mitad, pero la pobreza permanece estancada, es decir, no tiene impacto en el bienestar de los hogares. Y mas bien, la inflación se ha estancado y con ello la pobreza también se ha estancado, y no ha empeorado. En este punto, se puede concluir que los cinco trimestres comprendidos entre 2007-III y 2008-IV prueban que un incremento de la inflación cancela el efecto del crecimiento económico en el bienestar de los hogares, y que una reducción del crecimiento tampoco tiene un efecto inmediato en la pobreza.
 
Políticas
 
La situación presente que vivimos es que la pobreza se mantiene igual después de 3 años de gobierno aprista. Por ello es pertinente analizar qué políticas públicas se ejecutaron de manera adecuada y cuáles de manera errónea.
 
Una de las metas económicas más popularizadas por el Presidente de la República fue y es el máximo crecimiento económico sin ningún tipo de contrapeso en la gestión económica. Esta meta por sí sola, como lo muestra la experiencia de los últimos tres años, no mejora el bienestar de los hogares en sí misma. Habiendo crecido anualmente en promedio 6% entre el segundo trimestre de 2006 y el segundo trimestre de 2009, la pobreza fue 32% en el segundo trimestre de 2006 y es 32% en el segundo trimestre de 2009.
 
Pero, de otro lado, cuando la inflación anual era 1% en el segundo trimestre de 2007, la pobreza se había reducido a 28%; pero cuando la inflación alcanzó 6% en el primer trimestre de 2009, la pobreza se había elevado a 32%. Queda claro entonces que la inflación es la principal variable para reducir la pobreza, y que el gobierno debió haber usado todos los instrumentos necesarios para que esta se mantenga estable en un valor mínimo que se encuentre entre 1% y 2%.
 
Para el propósito de la inflación el principal instrumento es el tipo de cambio Al mantenerse el dólar estable en nuestro país, la inflación internacional que se produjo desde mediados del año 2007 fue íntegramente trasladada a los hogares, con  la consiguiente reducción del poder adquisitivo. Una medida simple como dejar caer el dólar a dos soles, hubiera impedido el incremento de la pobreza, pero también habría implicado una protesta masiva de la élite económica que basa sus ingresos en las exportaciones.
 
Una medida más compleja consiste en discriminar dentro de la élite económica entre quiénes exportan el valor agregado de la mano de obra nacional y quiénes exportan la renta de los recursos naturales nacionales. Para los primeros, una reducción del dólar a dos soles los hubiera simplemente quebrado y habrían tenido que cerrar sus instalaciones. Para los segundos, la misma reducción del dólar solo habría reducido sus ganancias, ya que el precio internacional de sus exportaciones se había incrementado.
 
Dada esta realidad, la medida estatal que permitía impedir el incremento de la pobreza sin hacer quebrar a la élite económica que exporta mano de obra nacional, consistía en un tributo extraordinario a las empresas que exportaban a precios más altos de los esperados, y con estos tributos extraordinarios compensar transitoriamente a los hogares con programas sociales nominales.
 
Finalmente, la importancia de programas sociales nominales (como Juntos) es que tienen una base de datos donde el DNI del beneficiario se registra, no como el SIS (Sistema Integrado de Salud) donde el código del beneficiario se autogenera en la computadora, y tampoco como el Vaso de Leche o los Comedores Populares donde no existe base de datos alguna de beneficiarios.
 
Pero este esfuerzo de expandir los programas sociales nominales tampoco debe caer en el error de Juntos, que al no incrementar el presupuesto de RENIEC, el único DNI registrado es el de la madre, y no el de los hijos y del cónyuge. Por ello,ampliación presupuestal a RENIEC para garantizar DNI gratuito a todos los beneficiarios de los programas sociales es una tarea impostergable.
 
Finalmente, en términos de perspectiva, la reducción de la inflación que se vive en el presente está conteniendo el incremento de la pobreza, pero la duda que persiste es si para el segundo trimestre de 2011, la pobreza será menor a la que fue en el segundo trimestre de 2006.
 

La resistencia

envio de dwigth ordoñez a macroperu," farouche"..:-))
 

Obama Administration Pushes Back at Bank Lobbying on Regulation

Bloomberg
 
Julianna Goldman Julianna Goldman Fri Oct 16, 4:46 pm ET

Oct. 16 (Bloomberg) -- White House officials say they are growing frustrated that the banking industry is fighting President Barack Obama's plan to overhaul financial regulations after taxpayer bailouts helped firms restore profits and near- record compensation for executives.

Their anger is directed even at firms such as New York's JPMorgan Chase & Co. and Goldman Sachs Group Inc. that have paid back their government assistance and reported a surge in third- quarter earnings this week. The issue, according to administration officials, is the industry is generally on sound footing because of government help and lobbying against Obama's regulatory plans goes against the nation's long-term interest.

"We are disappointed by the lobbying of anyone in the financial industry against regulatory reform, considering the obvious need for change on that front," Valerie Jarrett, a senior adviser to Obama, said.

Wall Street regulation is scheduled to be among the topics when Jarrett, Obama adviser David Axelrod and White House Chief of Staff Rahm Emanuel appear on Sunday news talk shows Oct. 18.

The administration is mounting a counteroffensive by pointing to a disconnect between Wall Street and the rest of the country: while some big banks report compensation plans and profits at pre-crisis levels, the unemployment rate rose to 9.8 percent last month and home foreclosures jumped 29.2 percent from a year earlier.

Messengers

The tougher message is being repeated from the president on down.

Now is the time for "firm rules of the road so that banks can't game the system and the financial crisis on Wall Street doesn't end up hurting folks on Main Street," Obama said last night at a Democratic Party fundraiser in San Francisco.

Lawrence Summers, director of Obama's National Economic Council, was giving voice to it today in New York.

"There is no financial institution that exists today that is not the direct or indirect beneficiary of massive taxpayer support for the financial system," Summers said in remarks to a conference sponsored by the Economist newspaper.

Obama is renewing his push to redo financial industry regulations by the end of the year, and many of his proposals, including a Consumer Financial Protection Agency, are facing stiff industry opposition.

Groups led by the Financial Services Roundtable and American Bankers Association, both based in Washington, urged Congress in July to scrap the consumer agency, saying creation of a new regulator would cut consumer access to credit.

'Backlash'

Goldman Sachs CEO Lloyd Blankfein said he didn't expect a "backlash" when he accepted the government funds.

"Had I know it was as pregnant with this kind of potential for backlash then of course I would not have liked it," Blankfein said today at a Fortune magazine breakfast in New York.

"We are firm believers in effective regulation and believe that it is systemically important to have a regulatory framework which ensures stability of the financial system," Goldman Sachs spokesman Lucas van Praag said.

Joseph Evangelisti, spokesman for JPMorgan, referred to comments Chief Executive Officer Jamie Dimon made in his letter to shareholders in which he said that the extent of the problems made it clear that "rules and regulations must be completely overhauled." Dimon also said that new policies should be "grounded in a thorough analysis of what happened" and that "political agendas or simplistic views will not serve us well."

Citigroup didn't immediately respond for comment.

Financial Rebound

The mounting frustration about pushback from the industry comes the same week that the Dow Jones Industrial Average climbed above 10,000 for the first time in a year and firms including JPMorgan and New York-based Citigroup Inc. reported third-quarter earnings that beat analyst estimates.

Administration officials say they recognize a healthy banking sector is critical to the economic recovery and that they're limited in their ability to penalize the firms, particularly those that no longer owe the government money.

The most politically volatile issue is executive compensation. Obama has said he believes some of the resistance to his agenda stems from resentment about expanding government involvement in the private sector, including bank bailouts. Reports about rising profits, executive salaries and bonuses following on the government rescue, may add to voter dissatisfaction.

Earlier this week, Citigroup reported a $101 million third-quarter profit as it slowed the pace of building reserves for future loan defaults. On a per-share basis, the bank had a loss of 27 cents because of a charge related to the exchange of preferred shares into common stock.

Capital Requirements

Citigroup, JPMorgan Chase and San Francisco-based Wells Fargo & Co. also asked regulators for a reprieve from meeting higher capital requirements taking effect next year, arguing that lending and the economic recovery would be harmed.

Goldman Sachs, which repaid $10 billion it received from the U.S. Treasury last year, also reported a surge in third- quarter profit. The company has set aside $16.7 billion to pay employees so far this year, enough to pay each worker $527,192 for the period.

JPMorgan, which repaid $25 billion of U.S. rescue funds in June, said this week that its profit surged sevenfold in the quarter, to $3.59 billion, on higher investment-banking revenue. The company, which is the second biggest bank by assets, set aside $8.79 billion for compensation and benefits for its investment-bank employees in the first nine months of 2009, enough to pay $353,834 to each.

Feinberg's Role

Administration officials have pointed to the appointment of Kenneth Feinberg to oversee compensation plans at the top firms that haven't repaid assistance funds. They also cite Obama's support for giving shareholders a non-binding say on compensation.

Feinberg's compensation reviews for companies including Charlotte, North Carolina-based Bank of America Corp. and Citigroup, each of which got $45 billion in government aid, are expected as early as next week.

He's already advised Bank of America Chief Executive Officer Kenneth Lewis to forego his 2009 salary and bonus. Bank of America, the biggest U.S. lender, posted a $1 billion third- quarter loss.

Citigroup announced last week that it would sell its Phibro LLC energy-trading unit, a decision made to avoid a potential showdown with Feinberg over the unit's CEO, Andrew Hall's $100 million pay package.

To contact the reporter on this story: Julianna Goldman in Washington at jgoldman6@bloomberg.net

 
 
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http://www.betaggarcian.blogspot.com/

PERU; El milagro peruano, revista idl, altamente recomendable















Gerardo Saravia
* Los gráficos han sido tomados del economista Waldo Mendoza.

De tanto hablar del milagro económico peruano, finalmente se ha concretado, pero no exactamente en los términos de blindaje ante la crisis con el que el Presidente encandiló nuestros oídos a comienzos de este año.

Ni siquiera (a pesar de los pronósticos oficiales) podremos, en el epílogo de la crisis mundial, contar a nuestro país entre los que mejor performance lograron. A estas alturas, el cuento de “Perú país refugio de capitales” mejor ni contarlo.

Con la caída de diez a cero puntos en el PBI, el milagro anunciado se convirtió en la pesadilla del soñador. Estamos entre los países que han sufrido la caída más brutal de su producción en lo que va del año. ¿De la región? Qué va: del mundo.

Bajo cero

Sin duda, a fin de año no faltarán los titulares con cuadros comparativos que anunciarán, festivos, que hemos crecido más que nuestros vecinos y lejanos. En esas condiciones, habrá que aclarar la diferencia entre un país que crecía a 4% y ha caído a menos 2% y uno que crecía a 9% y ha caído a cero o uno.
El terremoto de 8 puntos abajo en escala García no va a significar una hecatombe económica como la de los años 1980, pero sí revela la vulnerabilidad de nuestra economía. No era tan fuerte como nos habían contado. O, lo que es peor, no hemos sabido administrar nuestras fuerzas.

No existe acá afán alguno de endilgarle al Gobierno culpas externas. Está claro que la crisis la importamos, y que no existía maniobra macro ni micro capaz de evitar que se presentara en el país. El pecado consistió precisamente en pretender negar lo evidente, no hacer nada o hacerlo a destiempo.
















¿El resultado?: una caída brutal del PBI que ha llevado al aparato productivo a la recesión desde hace dos trimestres. Sin embargo, el Gobierno persiste en el error de negarlo.

El impacto económico de la crisis en el país se expresa, según el economista Bruno Seminario, por tres canales: inversión minera, manufactura y servicios.

“Esta crisis ha afectado la rentabilidad de la minería. Los flujos de inversión directa extranjera en el último trimestre del año pasado pasaron de 7.000 millones de dólares a cero. Luego se recuperaron un poco. Los nuevos proyectos de inversión se han cortado.”

La industria textil ha caído en un 50%, como la producción agroindustrial: no han podido vender sus productos al exterior y tampoco los pudieron colocar acá. Lo mismo ha ocurrido en otras ramas. Los economistas llaman a esto “reducción de inventarios”. Es decir, las industrias acumularon una serie de productos que no llegaron a vender y han tenido que reducir sus tasas de producción.

En el sector construcción construcción, una catapulta económica, se ha registrado un incremento mínimo de la inversión pública (ésta representa, en total, un 10% del PBI) y un decrecimiento de la privada, que es la principal en el sector.

Lamentablemente, esta información no son quejas de llorones y pesimistas como zarandeó el despacho gubernamental a inicios de año. Son cifras oficiales, obtenidas de fuentes oficiales, confundidas y clandestinas entre los encriptados informes del BCR y el INEI.

A pesar de la cáustica ineptitud de nuestros conductores económicos, hay aspectos de nuestra economía que se mantienen fuertes debido al abultado crecimiento de años anteriores. El sistema bancario, por ejemplo. Las últimas grandes crisis nacionales dejaron como saldo muchos bancos muertos y los demás heridos o absorbidos. En este caso se han mantenido indemnes.

El sector Comercio sigue siendo un misterio. De acuerdo con la rebúsqueda oficial, se aprecia un incremento, lo que parecería contradictorio con esta etapa de crisis. No es lógico encontrar que toda la industria caiga de porrazo y que el sector comercial no solo se mantenga sino que crezca.

Bruno Seminario cree encontrar la razón en el cambio de metodología: “En el sector comercial no se sabe bien lo que está pasando; si se midiera con la metodología antigua, estaría cayendo en 7%. El sector está compuesto tanto por el grupo de tiendas pequeñas y bodegas como por los grandes centros comerciales. Ahora las encuestas captan solo las ventas de las empresas grandes. El problema es que ahora estas grandes tiendas se están expandiendo a sectores donde antes estaban las pequeñas. Por ejemplo, si alguien antes compraba en tiendas chicas, ahora lo hace en las grandes, y las estadísticas muestran ese incremento como si fuera una expansión general del comercio”.

Bien dicen que existe la verdad, la mentira y las estadísticas.

Ensayo sobre la ceguera

Ante esta recatafila de malas noticias, es inevitable preguntar qué se hizo mal. El economista Waldo Mendoza, aquel que vaticinara crecimiento cero para este año y que se ganó a pulso la ira oficial, intenta dibujarnos el asunto de una manera muy poco auspiciosa para quienes pensaban que García había aprendido la lección de no meterse en temas para los que está negado.

“Pese a todas las fortalezas que decíamos tener, el comportamiento de la economía ha sido muy similar al de 1997-1998 (la última gran crisis). En 1997 la economía crecía 7%, y en 1998 nos caímos 1%. Este año crecíamos al 10% y probablemente llegaremos a cero. La responsabilidad básica es de la política macroeconómica. Debe ser la primera vez en la historia que contábamos con todos los recursos para enfrentar la crisis. En 1998 no teníamos divisas; esta vez sí, y muchas. En 1998 los bancos estaban frágiles: un pequeño sacudón los tumbaba y de hecho los tumbó; esta vez están sólidos. En 1998 teníamos déficit fiscal y no podíamos hacer una política fiscal contracíclica; esta vez sí la tenemos. Todo esto nos hace pensar que hay algo que no hemos hecho bien.”

Otra oportunidad perdida. No estábamos curados.

La búsqueda de culpables no es muy productiva en lo inmediato, pero debería ser aleccionadora. Veamos cómo funciona la cosa: la política macroeconómica es responsabilidad del Ministerio de Economía y del BCR. Cuando se da un episodio de crisis, estas instituciones son las encargadas de tomar las medidas para contrarrestarlo o, al menos, amortiguarlo.

Como impedir la crisis era imposible, lo que sí se podía era morigerar sus efectos. La receta para estos casos no es un enigma egipcio: se trata, más bien, de una fórmula universal. El BCR baja los intereses y el Ministerio de Economía expande el gasto fiscal. A eso también se le conoce como una política contracíclica: cuando el mercado se contrae, el Estado expande su inversión y baja los intereses; cuando el mercado se expande, el Estado contrae el gasto.

A las dos instituciones se les critica que no hayan tomado las medidas a tiempo.

En el caso del BCR hay opiniones encontradas. Si bien se le achaca haber bajado los encajes y los intereses cuando la crisis ya era muy profunda, Seminario sostiene que hizo bien en esperar que se estabilizara la situación del quebrado Lehman Brothers, para que la medida tuviera efecto en un mejor terreno.

En lo que sí todos coinciden es en la parsimonia con la que actuó el Ministerio de Economía. Rigurosamente errática. Cuando la crisis era inminente y todos vaticinaban contracción mundial, acá seguíamos festejando nuestro inflamado PBI. Cuando la mayoría de gobiernos del mundo decidieron hacer una política fiscal expansiva, aquí Valdivieso —entonces ministro de Economía— redujo inexplicablemente el gasto fiscal. Cuando la crisis nos golpeó en la cara a inicios de año, se decía que creceríamos 6,5%. Al final terminaron despidiendo al Mago Valdivieso y el Puma Carranza reingresó a la cancha, pero quiso meter los goles a último minuto, cuando ya perdíamos por goleada. ¿Demasiado boys estos chicagos? ¿O le hacían demasiado caso al capitán del equipo?

Waldo Mendoza no puede entender cómo gente capacitada pudo cometer yerros tan grandes. “Tenemos un BCR con gente sofisticada; tenemos un Ministerio de Economía con gente sofisticada que se creyó el discurso gubernamental que estamos blindados si se dice que estamos blindados. ¿Para qué hacer algo?”.
Es difícil imaginar a nuestro Presidente tomando distancia de las grandes decisiones. Su notoria tendencia es más bien a meter la cuchara en todo, y no nos referimos a su fisonomía. Bueno, también.

El problema es que cuando el Presidente decía que la economía peruana estaba blindada y que íbamos a ser refugio del capital extranjero, era porque realmente se lo creía. Y el Gobierno actuó de acuerdo con esta peregrina idea.

Lo cierto es que este año, de lo único que fuimos refugio fue de dos ex ministros bolivianos acusados de violar derechos humanos, y de que la inversión extranjera se fue hasta nuevo aviso, más rápido que volando.


Un lector desavisado podrá advertir que no siente la crisis. Que la gente sigue comprando igual y que sigue llenando las tiendas. Y puede tener razón, lo que, sin embargo, no significa que la crisis no exista. La peculiaridad de esta crisis es que ha atacado directamente a la médula del aparato productivo pero no ha producido inflación.
Según Bruno Seminario, la crisis no se siente globalmente en el país porque los perjudicados están muy sectorizados: “Solo la gente que se ha quedado sin trabajo ha visto reducidos sus ingresos. No es como antes, cuando todos se quedaban sin ingresos porque o subía el tipo de cambio o subían todos los precios, producto de la inflación, y eso afectaba a todo el mundo. Ahora se afecta únicamente a una parte de la población, y eso determina cierta estabilidad en la demanda de servicios”. Sin embargo, si la crisis continúa y no nos recuperamos, ella seguirá afectando la cadena productiva y podría llegar a todos, ya que el Estado no tiene la capacidad de sostener indefinidamente el gasto fiscal que contenga la crisis.
Para ello hay dos cosas que debemos considerar: el desenvolvimiento de la crisis internacional, y… que estamos en recesión.


No se lo digas a nadie

Aunque el Gobierno lo ha querido negar en todos sus silencios, de acuerdo con la nomenclatura internacional, el Perú se encuentra en recesión desde principios de año. Es el único país que no ha querido admitirlo. Aquí también se presenta el truquito de las estadísticas.

Para que un país se declare en recesión debe haber tenido, en dos trimestres seguidos, un crecimiento por debajo de cero. El Gobierno argumenta que en el primer trimestre de este año crecimos 0,9% y, por lo tanto, no estamos en recesión. Pero así no se mide el PBI en este mundo. Existe una forma seria de medir el PBI, que se llama “medición estacionalizada”. Mejor que lo explique Waldo Mendoza:

“Por ejemplo, en agricultura la producción de papa en mayo y junio siempre será mayor que en agosto. Entonces, para tener una visión real de la producción se desestacionalizan las cifras, lo que implica usar determinadas formas económicas como las que utilizan los macroeconomistas. De esa manera se mide el PBI en todo el mundo desarrollado.

“Si uno mira las cifras desestacionalizadas en el Perú, descubre que estamos en recesión desde el último trimestre del año pasado, y no hay hasta ahora ningún documento oficial que lo reconozca. Claro: cuando uno reconoce que está enfermo, aplica las medidas correspondientes. Somos el único país que tiene vergüenza de admitir que está en recesión”.

Lo que suceda en adelante con nuestro país va a seguir dependiendo de cómo se esclarezca el panorama mundial. La buena noticia es que la crisis parece haber tocado fondo y la recuperación se empezará a notar en los próximos meses. El problema va a ser cuán lenta o rápida puede ser, como advierte Mendoza:
“Al parecer, las tasas desestacionalizadas del cuarto trimestre en los Estados Unidos, Japón y Alemania van a ser positivas. Casi todos coinciden en que la recuperación ya empieza, pero también en que esa recuperación va a ser lenta, por diversos motivos. En el caso norteamericano, porque su Gobierno, para salir de la crisis, se ha puesto a gastar como loco; por eso su déficit fiscal debe estar en 8 o 9% de su PBI. Como esa cifra es insostenible, los próximos años los norteamericanos van a buscar desaparecer ese déficit cobrando impuestos. No hay otro método. Entonces el consumo privado no va a poder reactivarse en ese país, como estábamos acostumbrados. En Europa va a ser lo mismo, y éstas son las locomotoras del mundo. Si Europa y los Estados Unidos van a tener un crecimiento modesto, ¿como podrá crecer China sostenidamente? Así como en la caída, en la recuperación también los efectos son lentos”.
Quizá sea mejor curarse en salud. Pero el Gobierno, a pesar de la elocuencia de los números, parece que no termina de curarse de entusiasmitis y ha decidido que ya no es necesario seguir expandiendo el gasto fiscal. En el último presupuesto más bien se observa una reducción para las regiones. El ex vicepresidente del BCR, Óscar Dancourt, observa que en un contexto negativo esta contracción podría ser bastante dañina:

“Hay actuar de manera preventiva, pero para eso necesitas un diagnóstico exacto, y no se sabe qué va a pasar con la economía mundial. El Ministro ha dicho que ya no se necesitarían más impulsos fiscales, pero la recesión se puede extender hasta el 2010. Y para eso hay que comprar un seguro, que consiste en seguir con una política fiscal expansiva. En cambio, si no se concreta, se cortan esos programas”.

El Gobierno apuesta todas sus fichas a una eminente recuperación de la economía, sin tener en cuenta lo larga y lenta que puede ser.

Como corolario de las infelices cifras que coronan la macroeconomía peruana, puede decirse que el consejo de oro lo tienen las abuelas: decir la verdad, aunque duela. Lo recomienda hasta el sentido común: el primer paso para combatir una enfermedad es reconocer que se la tiene.

El presidente García tenía en esta crisis económica la oportunidad de su vida para revindicarse como estadista; pero ha demostrado, una vez más, que la economía no es su fuerte.

A diferencia de los años 80, esta vez tenía todo a su favor. Pero nuevamente desaprovechó la oportunidad. El 0% de crecimiento que nos acecha este año y la caída en nueve puntos del PBI hablan lindo de un Presidente peleado con los números y, hace mucho, también con la verdad.


Envío de amigo de Revista Ideele

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El milagro peruano

 
Pbi MIlagro peruano.jpg

Gerardo Saravia

* Los gráficos han sido tomados del economista Waldo Mendoza.

15 oct 2009

PERU: PBI 0.25% agosto INEI

La actividad económica nacional ha avanzado un 0.11% en lo que va del año, precisó el Instituto Nacional de Estadística e Informática.

ENTREVISTAS TV CRISIS GLOBAL

NR.: Director, no presidente ---------------------------------------------- Bruno Seminario 1 ------------------------- Bruno Seminario 2 -------------------- FELIX JIMENEZ 1 FELIZ JIMENEZ 2 FELIX JIMENEZ 3, 28 MAYO OSCAR DANCOURT,ex presidente BCR ------------------- Waldo Mendoza, Decano PUCP economia ---------------------- Ingeniero Rafael Vasquez, parlamentario 24 set recordando la crisis, ver entrevista en diario

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