SECCION Crisis monetaria: US/EURO, dolar vs otras monedas

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Evolucion del dolar contra el euro

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18 sept 2009

CRISE: RAPPORT GEAB

Avant l'été, l'équipe de LEAP/E2020 avait annoncé qu'il n'y aurait pas de reprise mondiale au rendez-vous de la rentrée 2009 ; et qu'elle n'en prévoyait pas d'ici l'été 2010. En ce mois de Septembre 2009, contrairement au discours dominant aujourd'hui dans les médias et les milieux financiers et politiques, nous maintenons notre anticipation.

Le ralentissement actuel de la vitesse d'effondrement de l'économie mondiale, qui « crée » les « bonnes nouvelles » (1), n'a été rendu possible que par l'immense effort de soutien financier public mondial des derniers douze mois (2). Mais le « temps gagné » grâce à l'argent des contribuables du monde entier aurait dû être consacré à la remise à plat du système monétaire international puisqu'il est au cœur de la crise systémique actuelle (3). Pourtant, en-dehors de considérations cosmétiques (4) et d'immenses cadeaux faits aux banques américaines et européennes, rien de sérieux n'a été entrepris et pour l'avenir, le chacun pour soi s'impose désormais (5).

Et en cette fin d'été 2009, avec les trois vagues scélérates de l'été frappant de plein fouet l'économie mondiale (chômage (6), faillites (7) et chocs monétaires (8)), le temps de réparation du système, ou plus exactement de sa transition en douceur vers un nouveau système global, est passé (9). Les premiers effets du grand découplage (10) se mettent en place dans les faits : le reste du monde s'éloigne rapidement de la zone Dollar.

Des statistiques incohérentes reflètent une économie mondiale chaotique

Nous nous dirigeons donc tout droit vers la phase de dislocation géopolitique prévue pour commencer au quatrième trimestre 2009 (11). Ce GEAB N°37 analyse les tendances en cours (inflation ou déflation, marchés immobiliers, banques, géopolitique, ...) au sein du chaos actuel créé par l'avalanche de fonds publics non maîtrisés et la persistance d'un système financier incontrôlé, sur fond d'incohérences statistiques croissantes. Paradoxalement, cette dislocation est devenue, selon nos chercheurs, la seule voie praticable pour une reprise économique, mais qui se fera selon une architecture globale et des modalités d'interaction entre les sphères économiques, sociales et financières profondément différentes de celles que nous avons connues au cours des dernières décennies. Notre équipe estime en la matière que d'ici l'été 2010 apparaitront clairement les premières caractéristiques du « monde d'après la crise ». Nous allons d'ailleurs nous attacher à les identifier dans les mois à venir.

Mais en attendant, comme anticipé dans les précédents GEAB, plus personne ne peut désormais reconstruire d'images cohérentes de la réalité économique mondiale actuelle à l'aide des statistiques macroéconomiques de plus en plus contradictoires ou tout simplement aberrantes (12). A force de manipuler les données et les instruments de mesures (13) et de se limiter au Dollar US comme étalon de valeur alors que ses variations sont de plus en plus chaotiques (14), ni les gouvernements, ni les institutions internationales, ni les banques (15) ne savent plus dans quelle direction le système mondial évolue. La lecture des médias reflète d'ailleurs bien ce chaos qui plonge leurs lecteurs et auditeurs dans des abimes de perplexité : selon les jours, voire dans la même journée, se succèdent des informations contradictoires sur la finance, l'économie ou la monnaie. Gouvernants, chefs d'entreprise, salariés, … économistes ou analystes … en sont réduits au pari pascalien pour évaluer les prochains mois.

Evolution globale de la production, du commerce et des prix à la consommation (2000 – 2009) Source : BRI, 2009

Evolution globale de la production, du commerce et des prix à la consommation (2000 – 2009) Source : BRI, 2009
Pour LEAP/E2020, le graphique ci-dessus illustre une réalité incontournable : la dérive du système économique, financier et monétaire global s'accélère, sa faiblesse atteint des niveaux, inégalés dans l'histoire moderne, qui le rendent désormais susceptible de rupture au moindre choc important : financier, géopolitique ou même naturel (16). Le plongeon vertigineux des Etats dans des déficits publics incontrôlables (17) (puisque les gouvernements sentent que sans leurs plans de soutien public, les économies mondiales vont repartir illico dans leur chute brutale) crée une situation littéralement explosive, avec à la clé une formidable hausse des prélèvements fiscaux du Japon à l'Europe en passant par les Etats-Unis. S'il y a une reprise en vue, c'est bien celle des hausses d'impôts. D'ailleurs, les électeurs japonais, face à un taux de chômage historique et à une économie toujours en chute libre, ont décidé de chasser les dirigeants en place dans leur pays depuis des décennies : ils ne sont que les premiers à entamer le grand chambardement politique de la prochaine phase de la crise (18). L'administration Obama a ainsi découvert avec surprise cet été la profondeur de la colère populaire qui s'est fixée sur son programme de réforme du système de santé (pourtant bien nécessaire) .

Evolution du coût d'affrètement pour les navires containers (en USD/jour) - Comparaison entre les premiers semestres 2008 et 2009 - Source : Spiegel / ISL Port Monitor
Evolution du coût d'affrètement pour les navires containers (en USD/jour) - Comparaison entre les premiers semestres 2008 et 2009 - Source : Spiegel / ISL Port Monitor
Pour représenter la crise aujourd'hui, notre équipe a tenté de trouver une image simple. Voici l'analogie qui s'est imposée à nos chercheurs : une balle en caoutchouc rebondissant de marche en marche dans un escalier : si elle semble remonter à chaque marche par effet rebond (donnant un moment l'impression que sa chute s'est arrêtée), c'est pour tomber encore plus bas à la marche suivante, pour effectuer une « reprise » de sa chute.

Des acteurs économiques et des dirigeants politiques « déboussolés »

Bien entendu tout cela ne crée pas un environnement très propice à l'investissement des entreprises. Les capacités de production sont sous-utilisées partout dans des proportions historiques. Les stocks ne sont plus renouvelés qu'au compte-goutte (ce qui élimine tout espoir de reprise du fait de leur reconstitution). Les consommateurs sont redevenus des acteurs économiques rationnels : pas d'argent, pas d'achat. Leurs salaires diminuent quand ils ne sont pas tout simplement perdus faute d'emploi, les banques ne prêtent plus car elles savent qu'elles sont elles-mêmes toujours insolvables (malgré la poudre « dorée » lancée aux yeux de l'opinion publique ces derniers mois) (19). Et l'état à lui tout seul ne peut pas se substituer à la frénésie de consommation du passé. Aux Etats-Unis, un retour à la situation ex-ante demanderait environ 2.500 milliards de liquidités dans l'économie chaque année. Le stimulus de Barack Obama, avec ses moins de 400 milliards par an sur deux ans est assez loin du compte s'il doit pallier simultanément la défection des ménages et des entreprises. Malheureusement, c'est pourtant exactement la situation actuelle de l'économie US.

Evolution des ventes de détails aux Etats-Unis au cours des récessions récentes - (Base 100 au début de chaque récession, durée en mois) - Source : Financial Sense, 2009
Evolution des ventes de détails aux Etats-Unis au cours des récessions récentes - (Base 100 au début de chaque récession, durée en mois) - Source : Financial Sense, 2009
Mais en la matière, les Américains ne sont pas seuls. L'Asie et l'Europe connaissent elles aussi une terrible montée du chômage que les manipulations statistiques (20) ne peuvent pas cacher au-delà de la période estivale : chômeurs éradiqués des listes d'indemnisés, jeunes placés dans des stages d'attente ou chômeurs recrutés pour des travaux publics de courte durée, licenciements retardés via des mesures d'indemnisation du chômage partiel, usines maintenues artificiellement en activités par des subventions publiques , … de Pékin à Paris, en passant par Washington, Berlin, Londres ou Tokyo, toutes les mesures sont bonnes pour essayer de cacher la réalité le plus longtemps possible … en attendant la reprise. Mais, hélas, la reprise ne viendra pas à temps. C'est Blücher à la place de Grouchy (21). En guise de reprise à la rentrée, ce sont les conséquences des trois vagues scélérates de l'été 2009 qui surgissent :

. l'évidence du chômage de masse, notamment en fin d'indemnisation et ses conséquences désastreuses sur la stabilité politique et sociale des pays

. l'explosion du nombre de faillites d'entreprises, de collectivités, … et des déficits publics de toute nature

. et bien entendu les conséquences de l'ensemble sur le Dollar, les bons du Trésor US (et le Royaume-Uni en dommage collatéral) (22).

La première vague a déjà pleinement atteint le rivage de la fin de l'été 2009. La seconde est en cours. Et la troisième commence à être bien visible.

Toujours est-il que si la zone Euro et l'Asie en général sont mieux placés pour faire face à l'impact de ces vagues (comme analysé en Octobre dernier dans le GEAB N°28), elles ne sont pas non plus en mesure de rebondir. Néanmoins, c'est sur les Etats-Unis, le Dollar et les Bons du Trésor US d'une part, et le Royaume-Uni et la Livre d'autre part, que les conséquences de ces trois vagues vont s'exercer brutalement. Le rêve estival a lui aussi une fin !

En revanche, pour ceux qui ont encore les moyens de voyager, les vacances peuvent continuer car hôtels, compagnies aériennes, clubs de vacances … bradent les prix à des niveaux jamais vus. Un autre signe évident de « reprise » !

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Notes:

(1) Par exemple, parler en pourcentage fait partie de l' « euphorisation » de l'été 2009. Ainsi, nombre de banques dont la valeur en bourse était tombée proche de 0 ont-elles pu clamer ces derniers mois des « rebonds » de +200%, +300% ou + 500%. Il suffit par exemple de consulter l'évolution des cours de Natixis, Citi ou Royal Bank of Scotland, pour comprendre le piège : regagner 500% quand l'action est tombé à 1, cela vous fait 5 … ce qui vous laisse toujours une perte de 40 si vous l'avez acheté il y a 2 ans (ou si vous avez emprunté contre cette garantie).

(2) L'annonce par la France que l'état prolonge jusqu'à la fin 2010 son soutien aux banques en est une parfaite illustration. Source : Reuters, 13/09/2009

(3) Voir le communiqué publié par LEAP dans le Financial Times à la veille du Sommet du G20 de Londres en Avril dernier.

(4) La « chasse aux bonus des traders » est une action moralement salutaire, mais elle ne doit pas faire oublier qu'ils ne sont que les « corsaires » des banques qui les emploient et des places financières qui hébergent ces dernières. Ce sont leurs employeurs et leurs hébergeurs qui leur accordent leurs « lettres de marque » (ou devraient-on dire de bonus ?) et qui les autorisent à écumer les océans de la finance mondiale. Limiter les bonus au montant de leur salaire obligerait les banques à les employer en tant que capitaines aux longs cours, au lieu de flibustiers.

(5) Source : Times, 02/09/2009

(6) Aux Etats-Unis, le rythme réel d'accroissement du chômage continue à s'établir entre 600.000 et un million de personnes par mois si on y intègre tous ceux qui cessent de chercher un emploi (source : CNBC/New York Times, 07/09/2009). Et, pour avoir un aperçu de la vague socialement explosive qui frappe l'économie US, en Californie, depuis le 1er Septembre, ce sont 143.000 chômeurs supplémentaires qui ont épuisé leurs droits (avec leurs familles, cela fait près d'un million de personnes dans la détresse … pour le mois en cours) – source : MyBudget360, 02/09/2009. En Europe, en Asie, … partout les taux de chômage s'orientent vers un dépassement des pics historiques modernes d'ici la fin 2009 (avec 5,7%, le Japon a déjà franchi son seuil historique en Juillet – source : Japan Times, 08/09/2009) ... et ce malgré des manipulations tous azimuts pour faire baisser les chiffres.

(7) A titre anecdotique, il y a eu plus de faillites bancaires aux Etats-Unis entre la sortie du GEAB N°36 (15 Juin 2009) et celle du GEAB N°37 (15 Septembre 2009) que dans toute l'année 2008, dont 2 des quatre plus importantes de l'année. Mais évidemment, les médias ne peuvent pas titrer sur la grippe A et sur ces faillites en même temps. Il en est de même pour le taux de faillite des entreprises américaines qui atteint son plus haut historique à 12,2% (source : Yahoo, 09/09/2009). En Espagne, le nombre de faillite pour le premier semestre 2009 est équivalent à trois fois celui de toute l'année 2008 (source : Spanish News, 06/08/2009). En France, le patronat s'attend à 70.000 faillites d'entreprises d'ici la fin de l'année (source : Capital, 02/09/2009).

(8) L'affaiblissement accéléré du Dollar US crée un nouveau stress monétaire mondial et la prochaine demande, par l'administration Obama, d'augmentation de 1.500 milliards USD du plafond d'endettement fédéral US autorisé ne risque pas de calmer la fuite hors de la devise US. Le plafond de 12.000 milliards USD d'endettement est en effet en train d'être atteint. Sources : Wall Street Journal, 12/09/09 ; Bloomberg, 08/09/2009 ; Wall Street Journal, 12/09/09

(9) Nous avions indiqué qu'une telle « fenêtre d'opportunité » existait entre le printemps et l'été 2009. Cette fenêtre est désormais fermée.

(10) Voir GEAB N°22, 02/2008

(11) Voir GEAB N°32, 02/2009.

(12) Comme les baisses du chômage américain et français du début de l'été ou les taux de croissance de la production chinoise. Sources : New York Times, 10/08/2009 ; Expansion, 27/07/2009 ; Wall Street Journal, 25/05/2009

(13) Il s'avère très utile de lire l'article de Marion Selz intitulé « Les statistiques, un service public détourné » traintant d'un récent ouvrage collectif réalisé dans l'anonymat par des statisticiens français au titre évocateur « Le grand trucage : comment le gouvernement manipule les statistiques » . Nul doute qu'en cette période de crise globale, les informations dévoilées s'appliquent à tous les gouvernements de la planète. Source : La vie des idées, 02/09/2009

(14) Quand le 15 Février 2008, dans le GEAB N°22, nous avions annoncé que l'on s'orientait vers un « Dollar carry-trade », nombreux étaient ceux qui trouvaient impensable une telle évolution. Pourtant aujourd'hui, c'est exactement ce qui se passe sur les marchés monétaires. Source : Le Monde, 12/09/2009

(15) Qui se sont empressées d'obtenir en Avril 2009 (source : Bloomberg, 02/04/2009) le droit de revenir au système de « juste valeur » (j'estime que mon actif vaut 100) au lieu de maintenir la valorisation de leurs actifs au « prix du marché » (sur le marché, ton actif vaut 10)… et donc persistent à garder dans leurs bilans des actifs dont ils ne savent plus du tout ce qu'ils valent réellement; notamment parce qu'ils soupçonnent fort justement ces actifs de ne plus valoir que 10% ou 20% de leur « juste valeur ». Les campagnes et les villes des Etats-Unis, du Royaume-Uni, d'Espagne, de Lettonie, du Japon, de Chine, … sont ainsi pleines de maisons, d'appartements et d'immeubles que personne n'achète car leurs prix sont artificiellement maintenus par les banques très au-dessus des prix du marché, afin que leurs bilans ne fassent pas apparaître qu'elles sont en fait insolvables car leurs actifs sont presque tous « pourris ». Les banquiers aussi tentent de gagner du temps, espérant un retour au monde d'avant. Sont-ils de grands enfants nostalgiques de leur âge d'or? Ou plutôt de graves délinquants qui mettent en péril la société ? L'avenir va prochainement trancher au cours de la phase de dislocation géopolitique globale.

(16) Dans le prochain GEAB, le N°38 qui paraîtra en Octobre, nous ferons une mise à jour de nos anticipations par pays et grandes régions du monde, incluant bien entendu un bilan concernant les cessations de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni.

(17) Avec un record d'émissions obligataires en Europe (1.100 milliards € pour la zone Euro en 2009, et plus de 250 milliards € pour le Royaume-Uni) , et un déficit fédéral de 9.000 milliards USD sur les dix ans à venir, aucun doute sur l'aspect incontrôlable de l'affaire. Source : Yahoo/Reuters, 04/09/2009 ; CBS, 25/08/2009

(18) Aux Etats-Unis, en Europe ou en Chine également. Sources : Reuters, 08/09/2009 ; Financial Times, 06/09/2009 ; BBC, 26/07/2009 .

(19) Au sujet des banques, notre équipe recommande chaudement la lecture du remarquable article de Matt Taibbi, « A l'intérieur de la grande machine à bulle américaine » paru dans Rollingstones le 02/07/2009. Il détaille l'histoire de Goldman Sachs et apporte un éclairage essentiel sur les pratiques financières et le rôle central de cette établissement financier dans la crise financière actuelle. A la manière des défuntes compagnies des Indes, ou des ordres templiers, il est probable que d'ici cinq à dix ans maximum le pouvoir politique américain, face à l'effondrement socio-économique du pays et sous la pression populaire, sera obligé de démanteler cette institution qui parasite désormais l'action publique à tous les niveaux.

(20) In fine, ces indicateurs reposent tous sur la mesure de la valeur qu'est le Dollar US. Or si on rapportait la variation de son taux de change sur un écran semblable à celui d'une boussole, on verrait l'aiguille osciller de mois en mois entre le Nord, le Sud, l'Est ou l'Ouest. Pas étonnant que l'ensemble des acteurs politiques, économiques et financiers mondiaux soient donc « déboussolés ».

(21) Napoléon aussi croyait « dur comme fer », lors de la bataille de Waterloo, que la chance allait lui sourire une fois de plus et qu'il allait recevoir un renfort ami (Grouchy) au moment décisif du combat. Hélas, la troupe tant attendue, dont la poussière montrait la progression rapide, s'est avérée être celle d'un renfort ennemi (Blücher). Tout le monde connaît la suite ; et nous ne sommes pas certains que les dirigeants du G20 soient des stratèges aussi expérimentés que l'était Napoléon.

(22) En ce domaine la crise fait parfois preuve d'un «humour très britannique », tout en prouvant qu'on est loin d'avoir vu toutes ses conséquences, puisque Londres doit désormais s'attendre à devoir payer une lourde addition pour sauver de l'effondrement tout son petit réseau de paradis fiscaux. Les îles Caïmans par exemple, ne peuvent même plus payer leurs fonctionnaires. Nul doute que cette perspective va ravir les contribuables britanniques ! Autrement ces îles pourront toujours avoir recours à une idée simple : faire payer des impôts. Source : Guardian, 13/09/2009

1 may 2009

La crise frappe encore plus violemment les pays pauvres LE MONDE ECONOMIE | 28.04.09 | 11h53

Déjà secoués par des émeutes de la faim en 2008, les pays en développement sont frappés de plein fouet par la crise économique. Au G20 de Londres le 2 avril, des mesures de soutien, chiffrées à 50 milliards de dollars (37,9 milliards d'euros) pour les seuls pays dits "à faible revenu", ont été annoncées. Leur mise en oeuvre devait être approuvée par les réunions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (25-26 avril), puis des Banques asiatique (2-5 mai) et africaine (13-14 mai) de développement. Mais le défi est immense. Alors que 300 millions de personnes avaient pu se hisser au-dessus du seuil de pauvreté depuis 1997 - année de la crise asiatique -, "environ 60 % des gains dans la réduction de la pauvreté mondiale seront probablement effacés entre 2008 et 2009", a jugé en février la Commission pour le développement social des Nations unies.


Chute des investissements étrangers, baisse des transferts des migrants, plongeon des recettes d'exportation de matières premières, fuite des capitaux, tensions sur les taux d'intérêt et de change : la diffusion de la crise est multiforme. Faute de stocks, les pays pauvres restent aussi vulnérables aux tensions sur les prix alimentaires.

Les prévisions de croissance des pays en développement, moins mauvaises que celles des pays développés, ne doivent pas faire illusion. En excluant la Chine et l'Inde, l'évolution de leur produit intérieur brut serait ramenée à 0 en 2009 après + 4,6 % en 2008, selon la Banque mondiale. En Afrique, "les chiffres de croissance vont être trompeurs en 2009", souligne Lionel Zinsou, associé de la société de capital-investissement PAI Partners et conseiller spécial du président de la République du Bénin, Boni Yayi.

L'activité restera globalement atone en Afrique en 2009 mais l'" acquis de croissance " statistique de 2008 va laisser apparaître une hausse de 2 % à 3 %. Laquelle, enraisondelacroissancedémographique, correspondraàunestagnation du revenu par habitant… "Compte tenu des inégalités, cette stagnation fait retomber des dizaines de millions de personnes en Afrique sous le seuil de pauvreté", alerte M. Zinsou, également président du conseil d'orientation du think tank Cap Afrique.
En 2009, le Bureau international du travail (BIT) prévoit 38 millions de chômeurs supplémentaires dans lemondeet 75 millions de " travailleurs pauvres " (gagnant moins de 2 dollars par jour), dont plus des deux tiers en Asie du Sud et en Afriquesubsaharienne. Or les dépenses sociales des pays en développement ne représentent que 2,8 % de leur PIB au sud du Sahara et 2,2 % dans la zone Asie-Pacifique, à comparer à 14,2 % dans les pays développés. " Quand la Zambie perd 300 000 emplois dans les mines en six mois, ou la Côte d'Ivoire 20 000 emplois dans la filière bois, il n'y a aucune indemnité, aucun emploi de substitution, aucune formation, aucune couverture sociale ", déplore-t-il.

L'état d'urgence s'estdoncimposé au G20 de Londres. " Les moyens accrus du FMI et les réformes qu'il a proposées pour attribuer plus facilementet de façon moins stigmatisante des créditsaux pays émergents en difficulté devraient avoir des effets rapides ", prévoit Laurence Boone, chef économiste de Barclays Capital enFrance.

" C'est la première fois que le FMI et la Banque mondiale admettent que les Etats africains vont légitimement pouvoir intervenir pour une relance de grande ampleur, explique M. Zinsou. C'est la fin du “consensus de Washington” " prôné jusqu'ici, selon lequel le marché pouvait tout et l'Etat était incapable de soutenir efficacement la croissance, ce qui justifiait des programmes d'ajustement budgétaire drastiques. Il estime que l'Afrique pourrait mobiliser 50 milliards de dollars, soit 4 %de son PIB, via le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
Mais il s'inquiète de la volonté effective des Etats africains d'utiliser ces financements pour soutenir l'activité domestique. L'Afrique serait trop marquée par le syndrome du " bon élève " du FMI, alors que le professeur a changé de doctrine.

Des aides aux secteurs stratégiques locaux comme le bois, les mines ou les ports, y seraient encore considérées comme un luxe de pays riches. Face à la chute de leurs recettes fiscales, notamment douanières, beaucoup d'Etats au sud du Sahara se sont jusqu'ici limités " à laisser augmenter leur dette vis-à-vis des entreprises qui, subissant déjà la baisse de la demande et des problèmes de liquidités, licencient du coup à tout-va ", explique M. Zinsou.

A l'inverse, les Etats développés s'endettent massivement, leurs instituts d'émission refinancent les banques, voire la dette publique. De grands pays émergents comme la Chine ont mis en place d'imposants plans de relance. L'Afrique devrait, elle aussi, prendre des mesures exceptionnelles. Ses pays pétroliers, qui ont accumulé d'importantes réserves de change, pourraient même faire des avances aux autres Etats.

Enfin, les engagements multilatéraux du G20 ne doivent pas s'accompagner d'une baisse de l'aide : "Pour les pays les plus pauvres, il est crucial que les donateurs accordent une aide supplémentaire afin de ne pas compromettre des gains importants dans la lutte contre la pauvreté et dans la stabilisation financière", ont prévenu Olivier Blanchard et José Viñals, directeurs des départements d'études et des marchés du FMI, le 22 avril.

Le G20 s'est certes engagé à respecter les promesses d'augmentation de l'aide faites au sommet de Gleneagles en 2005, mais les organisations humanitaires soulignent le retard pris. Selon la fédération Concord, il n'y a "pas d'argent frais pour les pauvres dans la stratégie de l'Union européenne pour lutter contre la crise" annoncée... une semaine après la réunion de Londres.

Adrien de Tricornot

MEXICO:GRIPE

"\" : http://www.bbc.co.uk/mundo/internacional/2009/04/090430_956_gripemexico_jcps.shtml?s

La UE descarta suspender los vuelos a México por la gripe porcina

Los casos confirmados de en España ascienden a 13 y los sospechosos llegan a 101 | La alerta se mantiene al nivel 5: riesgo de pandemia


30/04/2009| Actualizada a las 21:46h | Ciudadanos

Barcelona. (Redacción/Agencias).- La Unión Europea ha descartado la propuesta francesa de suspender los vuelos hacia México para frenar la extensión de la 'nueva gripe', según anunció la ministra francesa de Sanidad, Rosalyne Bachelot. Una mayoría de países comunitarios rechazó esta iniciativa durante el Consejo de Ministros de Sanidad de la UE que estudia medidas comunes contra el brote de gripe, según breves declaraciones de la ministra. Por el momento no hay medidas adoptadas a gran escala y sólo países como Brasil, Cuba y Ecuador ha decidido suspender los viajes a México, mientras que este país aconseja a sus ciudadanos que permanezcan en sus casas.

Además, el Centro de Prevención y Control de Enfermedades de la UE (ECDC) cree el porcentaje de población europea que podría padecer la gripe porcina, que ya ha causado la muerte de trece personas, doce en México y una en Estados Unidos, "está probablemente entre el 40% y el 50%", aunque la mayoría "la sufriría de forma moderada", afirmó uno de sus expertos, Angus Nicoll. "Sólo unas pocas personas la sufrirían de forma severa, previsiblemente la gente de más edad y las que padezcan enfermedades crónicas", precisó Nicoll durante una rueda de prensa desde la sede del Centro, en Estocolmo. "Por eso los países europeos han estado trabajando para proteger a la gente más vulnerable", añadió el experto.

Por su parte, el Ejecutivo comunitario recalcó que la situación en la UE es "muy diferente a la de México", y quiso transmitir un mensaje de tranquilidad a la población, según dijo la portavoz de Sanidad del Ejecutivo comunitario, Nina Papadoulaki.

"Los hechos son que los casos confirmados en la UE están afectados de forma moderada y se están recuperando bien, así que no hay motivo para el pánico", señaló la portavoz. Según los últimos datos con los que cuenta el ECDC, son cinco los estados miembros con casos del nuevo virus confirmados: España, Alemania, Austria, Holanda y Gran Bretaña, mientras que Francia cuenta con varios casos "probables" y varias decenas de casos sospechosos.

Por otra parte, la ministra española de Sanidad,Trinidad Jiménez ha confirmado que el número de casos confirmados de gripe porcina en España asciende a 13 personas, y el de posibles contagios bajo observación se eleva a 101. Tres nuevos afectados, dos en Madrid y otro en Murcia, se suman a los casos confirmados ayer en Catalunya (6), todos dados de alta; Castilla-La Mancha (2), Comunidad Valenciana (1) y País Vasco (1).

La Comunidad Valenciana ha pasado a ser la que reúne a un mayor número de casos en estudio, con un total de 30, seguida de Andalucía con 28 casos, Madrid con 15 y Catalunya con 11. Con tres casos sospechosos de padecer la gripe porcina se encuentra Asturias y Castilla-La Mancha; dos casos presentan Castilla y León, Extremadura, Galicia y Murcia. Las Comunidades Autónomas que tienen contabilizado sólo un caso sospechoso son Aragón, Canarias y La Rioja.

La ministra de Sanidad y Política Social ha convocado para mañana por la tarde a todos los consejeros autonómicos de Sanidad y Salud a una nueva reunión extraordinaria del Consejo Interterritorial del Sistema Nacional de Salud (CISNS), la segunda en una semana, con el objetivo de analizar la situación de la epidemia de nueva gripe y reforzar la coordinación de las actuaciones de las comunidades en caso de que sea necesario.

La consellera de Salud de la Generalitat, Marina Geli, ha admitido que el número de infectados en Catalunya puede crecer en los próximos días al confirmarse nuevos positivos. Sin embargo, indicó que "hasta el momento la gripe en España y Catalunya es totalmente benigna". "Nuestros pacientes, el 9%, están en casa y se están curando", remarcó. Además, insistió en que la OMS ha elevado el nivel de alerta a 5 por la extensión del virus y "no por su gravedad". "Pero debemos ser prudentes", apuntilla.

Por su parte, el director general en funciones de la Organización Mundial de la Salud (OMS), Keiji Fukuda, afirmó que en todo el mundo se ha confirmado la existencia de 236 casos, mientras que el Centro de Control de Enfermedades (CDC) de Estados Unidos cifró en 109 las personas que han contraído el virus en este país. Asimismo, Fukuda aseguró que la OMS va a distribuir el antiviral Tamiflu entre varios países en vías de desarrollo, incluido México, y que la empresa farmacéutica Roche está aumentando el ritmo de producción de este medicamento.

Respecto a la polémica creada a raíz del nombre de la gripe y ante la proliferación de nuevos nombres para 'bautizarla', la OMS decidió hoy cambiar el nombre de la 'gripe porcina' por el de 'gripe A/H1N1'. "Hemos abandonado la denominación de gripe porcina o por el de gripe A/H1N1 porque el virus es cada vez más humano y cada vez tenía menos que ver con el animal", arguyó el portavoz de la institución, Dick Thomson.

Además, la Organización Mundial de la Salud descartó elevar el nivel de alerta de la fase 5 a la 6 a causa de la gripe porcina. "Vamos a mantener el nivel de alerta en la fase 5, no hay ninguna evidencia, ninguna razón que justifique por ahora elevarlo", aseguró Fukuda.

"Por ahora vemos que la enfermedad continua evolucionando, que hay lugares como en México en que siguen aumentando los casos y otros países, como Estados Unidos, donde se mantienen estables, por lo que epidemiológicamente no se justifica elevar el nivel de alerta", agregó el director.

La OMS elevó ayer la alerta al nivel 5 de riesgo de pandemia inminente tras confirmarse el contagio persona a persona en al menos dos países de una región (México y EE.UU.). El organismo sanitario pasaría a la última fase de alerta de pandemia, la 6, si la propagación del virus de persona a persona provoca brotes en al menos un tercer país de una región distinta. Esta fase indicaría el inicio de una pandemia mundial.

Ayer se confirmaba un caso de contagio secundario en Catalunya, de los diez confirmados en España, el primero en la UE, que ya no descarta que se produzcan muertes.

28 abr 2009

flu:gripe porcina afecta turismo

La gripe porcina altera a las empresas e inversores alrededor del mundo
13:29 Días después de difundirse la noticia del brote mortífero en México, acciones de empresas de viajes y turismo sufrían caídas bruscas
París (AP). La amenaza de una pandemia de gripe porcina alteraba los nervios de empresarios e inversores el martes, les obligaba a modificar sus planes de viaje a la vez que arrastraba a la baja a las bolsas en el mundo ante el temor de que un agravamiento del brote incrementara el malestar económico.
Días después de difundirse la noticia del brote mortífero en México, las acciones de las empresas de viajes y turismo sufrían caídas bruscas por miedo a las cancelaciones de viajes.
En toda Asia, grupos de turistas desistieron de viajar al país latinoamericano al recibir advertencias de sus gobiernos. De Indonesia a Australia, los aeropuertos incrementaron la vigilancia de los pasajeros.
La embajada de Estados Unidos en Moscú dijo que la decisión rusa de prohibir las importaciones de carne de cerdo de tres estados era “infundada”, ya que el contagio del mal no se producía a través de los productos cárnicos.
Las ventas de carne de cerdo disminuyeron significativamente en Colombia y Perú, donde las asociaciones de productores lanzaron campañas de información para explicar a los consumidores que el consumo de esa carne no contagia el mal.
El presidente de la asociación colombiana de productores porcinos, Freddy Velásquez, estimó que las ventas en su país habían caído en 10%.
Las repercusiones afectaron a los mercados financieros temerosos por el futuro, en oposición a la economía real. Las acciones de la aerolínea más grande de Europa, Air France-KLM, cayeron 2,85% a 8,16 euros el martes. Los valores de la gran cadena hotelera europea Accor SA, con un millar de establecimientos en Estados Unidos, cayeron 4,35% a 30,10 euros.
Las acciones de Euro Disney, que había reportado una pérdida neta de 85,4 millones de euros en el primer semestre fiscal, casi el doble que en el período anterior, retrocedieron 9,8% a 3,60 euros.
El mal, generalmente limitado a América del Norte, se ha extendido rápidamente en los últimos días. La Organización Mundial de la Salud elevó su nivel de alerta global al aparecer casos en Europa. También hubo casos en Nueva Zelanda y uno en Israel. El virus ha provocado 150 muertes reportadas, todas en México.
Ahora que el Fondo Monetario Internacional pronostica una contracción de la economía mundial en 1,3%, la fiebre porcina podría acentuar las tensiones al erosionar el comercio, el consumo y la inversión, ahogando lo que algunos llamaban los primeros indicios de una recuperación.

OMS eleva alerta mundial

OMS eleva alerta mundial
Organización Mundial de la Salud dice que tardará entre 4 y 6 meses en desarrollar vacuna. No hay lugar que esté libre de su llegada, y está cerca de convertirse en una pandemia.

Lee la nota completa en: http://peru21.pe/impresa/noticia/oms-eleva-alerta-mundial/2009-04-28/245092

27 abr 2009

World Bank: Economic crisis turning into calamity

World Bank: Economic crisis turning into calamity

AP
Commenting about financial assistance for the swine flu outbreak, Mexico's AP – Commenting about financial assistance for the swine flu outbreak, Mexico's Secretary of Finance Agustin …
by HARRY DUNPHY Harry Dunphy – Mon Apr 27, 3:42 am ET

WASHINGTON – The global financial crisis could become "a human and development calamity" for many poor countries, the World Bank said, urging donor nations to speed delivery of money they have pledged and consider giving more.

Developing countries, its main constituency, face "especially serious consequences with the crisis driving more than 50 million people into extreme poverty, particularly women and children," the bank said Sunday.

Bank President Robert Zoellick said some of the poorest economies are being hit by "second and third waves of the crisis." He said no one knows how long it will last or when recovery will begin.

"There is a widespread recognition that the world faces an unprecedented economic crisis, poor people could suffer the most and that we must continue to act in real time to prevent a human catastrophe," Zoellick said.

The bank will respond by tapping its healthy balance sheet to increase lending up to $100 billion over three years and launch initiatives in social protection, public works and agriculture, he said.

Zoellick spoke at a news conference that wrapped up weekend meetings of the World Bank and its sister institution, the International Monetary Fund, aimed at determining what additional action is needed to counteract the worst financial crisis in decades. The weekend kicked off with a meeting of finance ministers of the Group of Seven major industrialized nations that expanded into a meeting of the Group of 20 nations, bringing in such rising economic powerhouses as Brazil, India and China.

There was general agreement at the meetings that voting shares of those nations in the IMF and World Bank should be increased to reflect the changed global economic situation. Ministers pledged to examine ways to do that.

The closing news conference took an unexpected turn when Mexican Finance Minister Agustin Carstens, chairman of the World Bank policy-steering committee, outlined steps his government was taking to confront an outbreak of swine flu. He disclosed that the bank was providing a $25 million loan for medicine and logistical help and another $180 million for operational needs.

Zoellick said already-mobilized bank public health experts with experience dealing with SARS, or severe, acute respiratory syndrome, and Asian bird flu would provide practical help to Mexico.

In their communique, ministers at the bank meeting said "more needs to be done" as the financial crisis unfolds.

"We urge all donors to accelerate delivery of commitments to increase aid and for all to go beyond existing commitments," the ministers said.

While they met, small groups of protesters demonstrated near the headquarters of the two organizations three blocks from the White House. They chanted "IMF, tear it down. World Bank, tear it down."

Ministers attending the IMF-World Bank meetings said they saw signs that the world economy is stabilizing, but it will take until mid-2010 for the world to emerge from the worst recession in decades. They said stimulus packages, bank recapitalization and other actions taken by governments and central banks to deal with the crisis are beginning to show results.

"Carefully, cautiously, we can say that there is a break in the clouds," Egyptian Finance Minister Youssef Boutros-Ghali, chairman of the IMF's International Monetary and Financial Committee, said Saturday. He said some financial markets are trending up and other economic indicators are improving, "but there are still downside risks."

On Saturday, as protesters demonstrated in the streets, the finance ministers tried to work out details of the $1.1 trillion plan that President Barack Obama and his G-20 counterparts announced at their recent summit in London. There was much talk about how to come up with the fresh $500 billion infusion that the G-20 pledged to the IMF at the summit. More than $300 billion is already pledged by the U.S., the European Union, Japan, Canada, Switzerland and Norway. It remains unclear which countries will open their wallets wider — or at all.

To make up the shortage, the IMF agreed to sell bonds — something it's never done in its 65 years — to emerging economies such as China, Brazil and India. Those nations have said they want a greater voice at the IMF before they'll provide additional resources.

The bonds would help reach the goal announced at the G-20 in London, but provide shorter-term financing than the pledges made by the U.S., European Union, Japan and others.

flu porcina

flu information from blog zdnet, ver enlace

Fwd: Macroperu Gringos Se Visten como Astronautas: miedo a la gripe de los chanchos


P

MINNESOTA SWIN FLU CASES TEST NEGATIVE


Minnesota Swin Flu Cases Test Negative

Story Published: Apr 26, 2009 at 9:03 PM CDT

Story Updated: Apr 26, 2009 at 9:03 PM CDT

Minnesota Health Department Officials were concerned the swine flu may have hit the state, but today it announced those potential cases tested negative.

Though that's certainly good news, Tiffany Tarrolly shows us how everyone should be preparing for a pandemic.

"We know there's going to be another influenza pandemic.
We don't know which virus it is we don't know when it will happen," said Dr. Linda Van Etta, an epidemiologist who studies infectious disease.

This flu strain, could be it.

"There's no reason to panic, let's just continue to prepare," said Dr. Van Etta.

She says though it's been a mild out- break in the States thus far, the Center for Disease Control and the World Health Department are taking it very seriously.

In response, the CDC has released 20- percent of its national stock pile of the anti- viral Tami- Flu, which the swine influenza IS receptive to.
Dr. Van Etta says the Minnesota Department of Health is doing a

thorough job of preparing the state for the potential disaster, including investing in the anti- virus.

"Not all the states purchased all that was available to them but Minnesota through the planning for the Minnesota Department of Health encouraged Governor Pawlenty to really purchase everything we could so we do have a stock pile," said Van Etta.

Because an influenza pandemic is inevitable, Doctors and officials have been encouraging folks to prepare themselves for the past several years; and now is not the time to procrastinate.

If this swine flu is the next pandemic, it could make 30 to 40 percent of the population ill.

"There could be a disruption in critical services and so what we need to do is we need to make sure, just like we would before any other natural disaster like a blizzard or something, we all stock up on a little bit of food, if you can do even up to 2 weeks in your house," said Van Etta.

She says gloves, N95 masks and hand sanitizer are critical.

"If you had to care for a loved one at home because if 30-40 percent of the pop becomes sick over a period of several weeks I mean we'd be overwhelmed in the health care system and so we would need a lot of people unless they're really critically ill most people would have to stay home and take care of each other," said Van Etta.

Dr. Van Etta says even if this turns into a mild pandemic, we need to be ready.

"We have to prepare as if it's gong to be very severe," she said.

There are several resources for prepping yourself.

Go here for a planning guide.

On Saturday May 2, several organizations are holding an anti-virus rationing ethics panel at St. Scholastica.
But you have to register ahead of time to go. Dr. Van Etta encourages all concerned citizens to attend.

¿Las siete plagas?

Air China, Singapore Air Shares Drop on Concern Over Swine Flu
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By Chan Sue Ling and Shani Raja

April 27 (Bloomberg) -- Air China Ltd., Singapore Airlines Ltd. and Qantas Airways Ltd. led declines by Asia-Pacific carriers on concern a growing number of swine-flu cases in the U.S. and Mexico may damp travel.

Air China, the world's largest carrier by market value, sank as much as 11 percent to HK$3.57 in Hong Kong trading and changed hands at HK$3.59 as of 11:15 a.m. Singapore Air, Asia's most profitable carrier, fell 4.7 percent to S$10.10 in the city-state. Sydney-based Qantas, Australia's largest carrier, dropped 4.8 percent to A$1.885.

Airlines, already struggling amid the global recession, face further declines in travel because of the deadly swine-flu outbreak in Mexico and the U.S. Panasonic Corp. and Sharp Corp. have told employees to avoid travel to Mexico, while the U.S. has declared a public-health emergency.

"Swine flu poses a risk to global airlines as discretionary travel gets cut back even more," said Ben Potter, a Melbourne-based analyst at IG Markets. "Customers look to avoid possible contact with infected persons and there's the possibility governments may urge a cutback in flights to help control the spread."

Singapore has tightened checks at its main airport to screen arriving passengers against the flu outbreak, while authorities in Japan will examine flights from Mexico, where the flu was first detected.

Economic Consequences

The disease has killed more than 80 people in Mexico, and 20 in the U.S. have contracted it. The number is likely to rise, Dr. Richard Besser, acting chief of the Centers for Disease Control and Prevention, said at a White House briefing yesterday.

Japan Airlines Corp., Asia's largest carrier by sales, fell 2.5 percent to 194 yen, while Korean Air Lines Co., South Korea's biggest, tumbled 5.2 percent to 38,700 won. The airlines said separately they will monitor the situation in Mexico.

"Travel gets impacted rather quickly and savagely during virus outbreaks," said Prasad Patkar, who helps manage the equivalent of about $800 million at Platypus Asset Management in Sydney. "The market clearly believes that the swine-flu outbreak will have economic consequences."

The Bloomberg Asia Pacific Airlines Index, which tracks the region's largest carriers, sank 4.4 percent on concern that the outbreak may be similar to Severe Acute Respiratory Syndrome, or SARS, which killed almost 800 people globally six years ago.

Reminded of SARS

"This swine flu reminds investors of the SARS outbreak in 2003," said Jack Xu, an analyst of Sinopac Securities Asia Ltd. in Shanghai. "It will curb air traffic on both domestic and international routes. Cutting travel is a basic precautionary measure when people face the threat of flu outbreak."

Yamaha Motor Co., the world's second-largest motorcycle maker, has asked employees to refrain from traveling to Mexico, while Hino Motors Ltd., Japan's largest maker of heavy-duty trucks, has decided to postpone business trips to the Latin American country.

Panasonic, the world's largest maker of consumer electronics, and Sharp ordered employees to avoid travel to the country. Sony Corp., the world's second-biggest consumer- electronics maker, told workers to avoid Mexico City, while Hitachi Ltd. recalled Japanese staff based in the country.


http://www.betaggarcian.blogspot.com/

Roche se atrinchera con sus patentes de antiviral

el tambo, macroperu

Ahora es cuando se ponen en juego las políticas de medicamentos, patentes, derechos de copia y TLC. Debemos seguir respetando patentes aún a costa de la salud mundial. Vale la pena por en suspenso las patentes y derechos de copia en una situación de emergencia. O por el contrario los tratados sobre asuntos variables y temporales se justifican? Por qué tratar un asunto comercial como si fueran los limites de un país... Vale más el derecho al lucro que la vida de un ser humano?

Bird flu drug maker won't share patent

Roche the sole manufacturer, a company spokesman says

Sabin Russell, Chronicle Medical Writer

Thursday, October 13, 2005




Tamiflu, a pricey antiviral pill invented in a Bay Area lab and made in part from a spice used in Chinese cookery, has emerged as the world's first line of defense against bird flu should the deadly strain begin its feared spread among human beings.



As nations begin to stockpile the drug in anticipation of a flu pandemic, calls are mounting for countries to sidestep patents on the drug -- as Brazil first did for AIDS medications -- and make their own generic versions.

But Swiss pharmaceuticals giant Roche, which acquired rights to the drug from Gilead Sciences Inc. of Foster City in 1996, said Wednesday it had no intention of letting others make it.

"Roche ... fully intends to remain the sole manufacturer of Tamiflu,'' said company spokesman Terry Hurley.

The immediate problem is not the cost of Tamiflu, which runs about $60 for a 10-pill course of treatment, but a staggering gap between the sudden demand for it and the capacity of its sole manufacturer to produce it.

Although Roche has increased production of Tamiflu eightfold in the past two years, it will take $16 billion and 10 years to make enough of the drug for 20 percent of the world's population, said Klaus Stohr, director of the World Health Organization's Global Influenza Program, in comments to reporters in San Francisco last week.

"Something has to be done,'' said Ira Longini, an Emory University professor whose computer model of a potential avian flu pandemic shows that an outbreak could be snuffed out within a month by rushing antiviral drugs to the place where it started. "When you think of the potential damage a pandemic flu could do, and how little drug we have, the situation is quite absurd.

"It makes sense to do something along the lines of what was done with AIDS drugs.''

James Love, director of the Consumer Project on Technology in Washington, D.C., said that during the anthrax bioterrorism scare in 2001, both the United States and Canada had threatened to bypass the patent of Bayer Corp.'s antibiotic Cipro to assure a sufficient supply of the drug. The Tamiflu problem is similar.

"The WHO should buy stockpiles from generic suppliers,'' he said. "If patents are in the way, the WHO should ask the manufacturing country to issue the appropriate compulsory licenses. The patent owner will receive royalties, but we will have the stockpiles."

U.N. Secretary-General Kofi Annan has signaled a willingness to consider generic production of flu drugs and vaccines. During remarks at the World Health Organization headquarters in Geneva last week, he said drug companies should be "helpful" by not letting their patent claims interfere with access to medicines. "I wouldn't want to hear the kind of debate we got into when it came to the HIV anti-retrovirals,'' he said.

Roche will not release its Tamiflu production figures, deeming it "commercially sensitive" information, said Hurley, the company spokesman. However, he said the company produced "many hundreds of millions" of the pills annually. In response to WHO concerns about bird flu this summer, the company agreed to donate enough Tamiflu to treat 3 million people.

Although public awareness of the pandemic threat posed by the bird flu has blossomed in recent weeks, scientists have been warning since 1997 that the rogue influenza strain known as H5N1 could be the one that triggers a pandemic rivaling the devastating Spanish flu of 1918 -- which killed 50 million.

Tests on laboratory mice strongly suggest that Tamiflu -- and a lesser-known inhaled antiviral, Relenza -- are the only medications that can treat infection with the H5N1 strain.

Tamiflu has not been effective in the treatment of the small number of people who've contracted the H5N1 virus in Asia. Of 116 people infected since 2003, half have died. However, most of those patients were admitted to hospitals days or weeks after they became ill. Tamiflu is thought to work best within 36 hours of symptoms.

"Late treatment is clearly ineffective,'' said Dr. Frederick Hayden, a University of Virginia expert on flu drugs.

As a treatment for ordinary flu, Tamiflu has been effective, but in a Japanese study of children treated with the drug, about 1 in 6 patients developed strains of flu resistant to the drug, though the new flu strains were much weaker, causing less illness.

At WHO's urging, 40 nations last year began building stockpiles of Tamiflu. The United Kingdom, for example, has ordered enough for 14.6 million people, a quarter of its population. The U.S. stockpile goal for this year is 4.3 million 10-pill treatments, enough to cover less than 2 percent of the population.

Secretary of Health and Human Services Michael Leavitt has said the U.S. government plans to buy 20 million courses of Tamiflu, although no timeframe for the purchase has been revealed. To accommodate U.S. demand for the drug, Roche is building Tamiflu production capacity in the United States, and spokesman Hurley said the plant -- actually a series of facilities owned by the company and subcontractors -- would be "up and running" by the end of the year.

The U.S. appetite for Tamiflu, however, may quickly outstrip the capacity of any one company to make it. A draft proposal by the National Vaccine Advisory Committee, charged with developing a federal response plan to a pandemic, envisions distribution of nearly 90 million courses of antiviral drugs. The pills would be rationed according to need, with hospital patients and health care workers who treat them at the top of the list.

WHO flu chief Stohr is not optimistic that generic producers would be able to make Tamiflu. He told reporters in San Francisco that the drug takes a full year to make and involves a potentially explosive process that would drive out all but the most sophisticated manufacturers. It would take a generic supplier at least "two years" to put a plant into action.

In addition, Stohr said, the starter ingredient for Tamiflu is a Chinese spice called star anise, whose seeds are used in flavorings, medicines and cooking oils. Most of the world production of star anise is located in four provinces of China, and the supply of it has been back ordered, primarily for drug production.

Meanwhile, the shortage of Tamiflu has begun to trickle down to American hospitals, which normally keep small quantities of the drug to treat garden variety influenza each winter.

Dr. Roger Baxter, director of Kaiser Permanente's flu surveillance program in Northern California, said the health care giant had stopped prescribing the drug to patients who wanted it for their own personal stockpiles, or sought it for travel abroad.

"Kaiser has a very small supply,'' he said. "We don't have a stockpile that would cope with a major outbreak.''

Only patients with so-called B-strains of influenza -- which like H5N1 do not respond to older line flu drugs -- and those who are hospitalized will be considered for Tamiflu, he said.

"We can't get a large amount of oseltamivir for stockpiling, even if we wanted to,'' he said.

This article appeared on page A - 1 of the San Francisco Chronicle

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Swine flu 'more worrying' than bird flu

Swine flu 'more worrying' than bird flu

Posted 1 hour 26 minutes ago
Updated 1 hour 0 minutes ago

Soldiers wearing face masks stand on an army truck as it moves through Mexico City

Swine flu: Mexico's Health Minister says the likely death toll has passed 100. (Reuters: Eliana Aponte)

An Australian infectious diseases expert says the threat from an outbreak of swine flu is greater than bird flu.

The probable death toll in Mexico from the outbreak has risen to 103 people, Health Minister Jose Angel Cordova has told Mexican television.

The outbreak of a new strain of flu in Mexico in the last few days has stoked fears of a global epidemic as new cases crop up in the United States and Canada.

Possible infections are also being checked in Europe, Israel and New Zealand.

Professor Paul Kelly from the Australian National University says swine flu is more worrying to humans than bird flu because it has the potential to spread to more people.

"It doesn't seem to have as high a fatality rate as avian influenza but it does seem to be more easily spread and rather rapidly," he said.

"In terms of an epidemic, for the virus to be able to spread it's actually better for the virus for humans to remain alive because that can spread it more quickly and to a greater extent."

Professor Kelly said while swine flu had claimed many lives in Mexico, there had been no deaths elsewhere.

Those killed have been generally young and otherwise healthy.

"It's not the typical people that are a greatest risk during a normal flu season," he said.

Anti-viral drugs working

Meanwhile, Australian medical experts say that existing vaccines are unlikely to be effective against an outbreak of swine flu, but anti-viral drugs can help to combat it.

Health officials have given advice about the outbreak to GPs and hospital emergency departments and want any suspected cases to be reported to authorities.

The nation's chief medical officer Professor Jim Bishop says Australia is well-equipped to cope if the virus continues to spread.

The World Health Organisation Influenza Centre's Doctor Ian Barr says current vaccines are unlikely to work, but evidence from overseas shows that anti-viral drugs have helped.

"In the initial reports from the US from the CDC [Centre for Disease Control], the seven strains of their swine influenza were all susceptible to the influenza drugs such as Tamiflu and Relenza," he said.

"They weren't susceptible to the older class of drug."

An Australian flu expert says that it is highly likely an outbreak of swine flu will become a global pandemic.

Professor Greg Tannock says the likelihood that the virus will spread worldwide.

"I'd say reasonably high, but just how virilent it'll be we don't know," he said.

"This is something that'll play itself out over the next six months, especially in the southern hemisphere with the flu season coming along."

Local response

Stricter surveillance measures will be imposed on people travelling from the Americas to Australia in response to the outbreak.

From midnight, the captains of all planes landing in Australia from the Americas will have to provide a report to the Quarantine Service on the health of all those on board.

Any passengers with flu-like symptoms will be seen by a Quarantine officer, who will check if medical attention is needed.

The Federal Government says the measures have been recommended by the chief medical officer.

The Government says travel advisories may also be changed as events unfold overseas.

A hotline will be set up for people with questions about the swine flu outbreak.

Authorities say five people in New South Wales and two people in Queensland - who'd been to the US and Mexico - have been tested for the virus.

The Greens want all passengers at international airports to be screened to guard against the spread of the disease.

'We're prepared'

A Western Australian health official says previous influenza scares have helped Australian health departments prepare for any new outbreak.

WA's chief health officer Dr Tarun Weeramanthri has told the ABC1's News Breakfast program that although the 2002 SARS outbreak did not reach Australia, health departments learnt from the situation.

"The public may have forgotten that epidemic but I think professionals haven't," he said.

"All of that experience is still deep in our system and in fact, it's been really reassuring on the weekend.

"We've been meeting regularly, we've got very very good experts around the country putting their heads together to [assess] what's appropriate at this stage."

__._,_.___

ENTREVISTAS TV CRISIS GLOBAL

NR.: Director, no presidente ---------------------------------------------- Bruno Seminario 1 ------------------------- Bruno Seminario 2 -------------------- FELIX JIMENEZ 1 FELIZ JIMENEZ 2 FELIX JIMENEZ 3, 28 MAYO OSCAR DANCOURT,ex presidente BCR ------------------- Waldo Mendoza, Decano PUCP economia ---------------------- Ingeniero Rafael Vasquez, parlamentario 24 set recordando la crisis, ver entrevista en diario

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